La nouvelle zone d’activités de Saint Germain sera prochainement inaugurée et si pour l’instant les installations ne s’y bousculent pas, on peut raisonnablement espérer qu’à terme on puisse y accueillir des entreprises artisanales ou industrielles.

En effet, la situation géographique de ces terrains est intéressante en raison de la proximité de l’axe primordial de communication que représente l’autoroute A 75.

Pour une telle zone, le second facteur à prendre en compte, après le positionnement par rapport aux axes de communication, pour espérer un succès de commercialisation, est le prix du mètre carré des terrains équipés. Il faut donc souhaiter que celui-ci soit attractif malgré les investissements que représentent le foncier et les équipements. Dans ce domaine il faut malheureusement souligner que les élus responsables de cette création ont succombé à ce que l’on reproche très souvent à l’Etat à savoir les dépenses inutiles, c’est-à-dire le gaspillage de l’argent public.

Des murs en pierres maçonnés de belle manière, encadrent l’arrivée sur le rond-point et pour qu’on ne les oublie pas on a même mis en place un éclairage public dont ne bénéficie même pas le rond-point de Saint Germain en sortie ou d’accès à l’autoroute. Quant à la première zone d’activités, pourtant bien occupée, on y accède ou on la quitte sans rond-point et sans difficultés !

Qui peut soutenir que tel artisan ou tel industriel fera son choix d’implantation en raison de l’esthétique de ces équipements d’accueil aussi inutiles que coûteux. Quant à l’éclairage public, dès à présent en fonction toutes les nuits, il ne peut satisfaire que quelques lapins myxomateux en fin de vie qui fréquentent ces espaces encore sauvages ! Pendant ce temps, la Ville de Millau et bien des communes environnantes éteignent leurs lampadaires en milieu de nuit pour économiser l’énergie.

Toutes les collectivités locales soulignent à longueur de mandat les problèmes financiers et les restrictions budgétaires imposés par un Etat gaspilleur. Pourquoi dans ces conditions ne pas essayer d’être exemplaire en évitant les dépenses inutiles. Il appartient aux élus d’imposer aux services techniques et administratifs de leurs collectivités l’application d’un vieux slogan à la mode il y a quelques décennies : « chasser le gaspi ».

Me Jean-Louis Esperce