Santé

Coronavirus. L’ARS Occitanie appelle à réagir avant qu’il ne soit trop tard

L’Occitanie devient la première région à dépasser à nouveau le seuil d’alerte de 50 cas pour 1 000 000 habitants et le variant delta semble arriver en force dans certains des départements de la région comme l’Hérault, les Pyrénées-Orientales et la Haute-Garonne.

L’Aveyron et la Lozère sont pour l’heure encore épargnés. Face à cette situation, les autorités de santé appellent la population à se faire vacciner massivement.

Une Motion Occitane

Après l’intervention du président de la République le 12 juillet qui a durci le ton face à la menace du variant Delta et à une possible quatrième vague de l’épidémie, mardi 13 juillet se tenait une séance plénière de conférence régionale de la santé et de l’autonomie (CRSA).

Elle réunissait l’ensemble des acteurs de la démocratie sanitaire, professionnels, particuliers, « elle est un peu le parlement sanitaire de l’Occitanie », explique le professeur Laurent Schmitt, président de la conférence régionale de la santé et de l’autonomie. Avec Pierre Ricordeau, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Occitanie (ARS) et d’autres intervenants, ils ont fait un point de la situation épidémiologique en Occitanie invitant dans une motion, la population « à faire de la vaccination un acte citoyen ».

« La situation se dégrade et les signaux deviennent alarmants. Les taux d’incidence augmentent d’une façon extrêmement rapide notamment chez la population la plus jeune. Nous assistons à une rapidité sans précédent de la diffusion du variant Delta. Le président l’a rappelé hier, nous avons une arme pour lutter, c’est la vaccination. En Occitanie une campagne sans précédent a été menée et a porté ses fruits aujourd’hui deux adultes sur trois ont reçu une première injection. Malheureusement, la forte contagiosité du virus dans sa forme du variant delta très largement majoritaire montre que nous ne sommes pas allés assez loin dans la vaccination pour atteindre l’immunité collective qui n’apparait qu’au-delà de 90 % ».

Le vaccin, seule arme efficace

Face à la dégradation extrêmement rapide et brutale des indicateurs épidémiologiques en Occitanie, l’ARS appelle à la vaccination de la population et des professionnels qui ne sont pas encore protégés par un vaccin.

Si cette augmentation n’a pas encore d’impact sanitaire dans les structures de soins, quelques signaux d’alerte sont déjà visibles explique le professeur Bounes du CHU de Toulouse.

Cinq quinquagénaires atteints de formes sévères dont aucun n’était vacciné ont été admis ces derniers jours dans le service d’urgence du CHU. »

Pendant ce rendez-vous, les professionnels de santé ont également mis l’accent sur les formes sévères et durables de la maladie qui seraient de plus en plus nombreuses.

Des études montrent qu’avec le vaccin, on a 12 fois moins de risque de contaminer d’autres personnes et qu’il est très efficace contre les formes graves »

Sur la question très souvent soulevée des libertés individuelles, le corps médical rappelle qu’en France « il existe des vaccinations obligatoires qui concernent des maladies qui font bien moins de morts que la covid ».

Des leviers régionaux

Pour lutter contre cette reprise de l’épidémie et éviter le pire, les instances régionales de la santé vont activer très rapidement tous les leviers régionaux à leur disposition. Si le Pass sanitaire demeure incontournable, il faudra augmenter l’offre de vaccination, accroitre la sensibilisation auprès de la population et lutter contre la propagation de « l’infox ».

L’ARS fait appel à la responsabilité citoyenne et professionnelle : « Il y a encore 100 000 personnes de plus de 65 ans n’ont pas été vaccinées dans notre région. Au Chu de Toulouse 72 % des soignants sont vaccinés et à peine un peu plus au CHU de Montpellier ».

Le brassage de population lié à la période estivale, la forte et rapide propagation du variant Delta et l’arrivée de nouveaux variants comme le « SARS-CoV-2 Epsilon » de Californie montrent qu’une quatrième vague n’est pas exclue en Occitanie et qu’elle est peut-être même imminente, comme partout en France.

Aujourd’hui, les autorités affirment que le vaccin « est la seule arme efficace pour lutter contre l’épidémie et sortir de cette impasse ».

Il y a vraiment urgence, il faut aller vite dans la vaccination On est en liberté surveillée, il faut faire preuve de citoyenneté »

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