Millau. Benoît Cuturello met fin à son mandat de président national des Jeunes Centristes

Dans un communiqué en début de semaine, le Millavois Benoit Cuturello a informé de la fin de son engagement auprès du mouvement national des jeunes centristes, qui a commencé en juin 2014 en tant que vice-président délégué au projet, et qu'il a ensuite approfondi en tant que président national depuis juin 2017.

(Photo : Archives)

« La procédure de renouvellement de l’équipe nationale des Jeunes centristes va être lancée sous peu, et j’ai toute confiance en la relève dynamique qui se profile pour poursuivre le travail à la tête du mouvement. J’ai confié à Ariane Delamarre, efficace Secrétaire générale du mouvement, de veiller à la bonne organisation de la procédure de renouvellement, en la nommant responsable de la commission nationale de contrôle des élections.

Ce mandat de responsable national d’un mouvement politique jeune constituait pour moi un engagement naturel et fort, conséquence logique de ma passion depuis très jeune pour l’engagement envers la société, l’engagement envers l’autre, quelle qu’en soit la forme ; individuelle, associative ou politique. Cette expérience a été une aubaine pour le Bureau national du mouvement et moi-même. Les partis politiques, bien qu’indispensables au fonctionnement d’une démocratie moderne, sont actuellement en crise.

Ce mandat nous a donc permis de travailler à l’élaboration d’un nouveau projet politique connecté avec les nouvelles aspirations des citoyens et notamment des nouvelles générations. Il nous a également donné la possibilité de repenser le fonctionnement du parti politique. C’est ce que nous avons essayé de faire avec Ariane Delamarre, en rédigeant une dizaine de tribunes sur différents sujets comme, l’éducation en France au XXIe siècle, la nécessaire modernisation de la République, de la Démocratie et de la vie politique, les remèdes à la précarité des étudiants, une autre méthode pour mettre enfin un terme aux inégalités hommes femmes, la construction d’un espace de vie Européen, et tout récemment, sur la définition de nouvelles mobilités propres et accessibles à échelle nationale et européenne. En traitant tous ces sujets, j’ai proposé à mon équipe de quinze membres (jeunes militants, jeunes élus, jeunes de la société civile avec l’appui des aînés du parti) de faire preuve d’audace. Les nouvelles générations doivent pouvoir s’exprimer sur tous les sujets qu’ils souhaitent, il n’y a pas de sujets « pour les petits jeunes » et des sujets « pour les petits vieux », grandissons ensemble !

Nous avons aussi tenté de repenser le fonctionnement d’un mouvement politique en instituant un binôme de direction paritaire homme femme, en faisant participer à nos travaux des jeunes et aînés non encartés au mouvement, en décloisonnant au maximum entre le mouvement jeune et le parti ainé auquel nous appartenons, le Nouveau Centre présidé par Hervé Morin.

Les chantiers sont encore nombreux, mais l’alternance est nécessaire à toutes les organisations et fonctions et je tiens à m’appliquer ce principe à moi-même, je laisse donc à mon successeur le soin de poursuivre les projets et d’y apporter sa propre vision avec sa future équipe.

La fin de mon mandat de délégué départemental des jeunes UDI pour d’autres raisons en novembre 2016, puis la fin de celui de président des jeunes centristes par souci d’alternance annoncée aujourd’hui, est aussi un peu une façon d’officialiser clairement mon entrée dans « la cour des grands ». Je reste enfin engagé et loyal en faveur du mouvement Le Nouveau Centre/Les Centristes, premier et unique mouvement auquel j’ai adhéré en 2014 ; engagé et loyal en faveur d’un socle de valeurs qui me sont chères. »