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Millau. 380 personnes pour dire « non » à la loi « Asile et immigration »

Ce dimanche 21 janvier en fin de matinée, comme un peu partout en France, quelque 380 personnes se sont rassemblées à l’appel de diverses organisations (CFDT – CGT – PCF – Confédération paysanne – Sud-Solidaires – Les écologistes de l’Aveyron – Syndicat de la Médecine Générale – FSU – Larzac-solidarités/soutien aux migrants – Le Planning Familial – LFI – Ligue des Droits de l’Homme – Myriade – NPA – UNSA – Attac 12 – Mouvement pour une Alternative Non-violente) pour dire « non » à la loi « Asile et immigration ». Plusieurs élus participaient à cette marche, dont Emmanuelle Gazel, maire de Millau.

C’est Georges Gaubert (PCF) qui a pris le micro en premier pour lire l’appel des 201 personnalités, relayé par « l’Humanité » et « Médiapart », mobilisées « contre la loi asile immigration ».

La manifestation millavoise a mené les participants de la Capelle vers la place du Mandarous où des prises de parole ont eu lieu devant le bureau du député Jean-François Rousset. Michel Rhin (LFI) a dénoncé le fait que le député ait voté la loi alors que quelques jours avant il se positionnait contre l’expulsion d’un habitant de Montlaur obligé de quitter le territoire français. « Il espère maintenant que le Conseil Constitutionnel ne va pas valider cette loi, je m’attendais presque le voir manifester aujourd’hui », a raillé Michel Rhin, comparant le député à un « Playmobil parlementaire ».

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Au fil de la marche millavoise, plusieurs prises de parole ont eu lieu. Monique Petit (Ligue des Droits de L’Homme) a évoqué « la loi de la honte » qui marque un « tournant inacceptable » dans la politique d’Emmanuel Macron. « Le Gouvernement a capitulé devant droite mais surtout extrême droite », a-t-elle déclaré, en dénonçant « de nombreuses mesures contraires à la constitution » et une « machine à créer des clandestins et de l’exclusion ».

Nous voulons que notre pays reste fidèle à sa devise « Liberté, Egalité, Fraternité » et reste le pays des Droits de l’Homme »

Devant la Maison des Solidarités Départementales, Laurent Renaudin (les Ecologistes) a rappelé que « 32 présidents de département ont déjà annoncé qu’ils ne mettraient pas en œuvre ces mesures », en demandant au président du département de l’Aveyron, Arnaud Viala, de ne « pas appliquer l’article 19 de la loi sur l’immigration qui instaure la préférence nationale pour l’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ». « Il y aurait par exemple des personnes de 80 ou 85 ans prêtes à traverser la Méditerranée pour obtenir l’APA », a-t-il ironisé en dénonçant ces « préjugés complètement xénophobes ». « L’Aveyron est une terre d’accueil et d’ouverture », a-t-il assuré.

Avant de se séparer, les manifestants ont organisé une dernière prise de parole devant la sous-préfecture de Millau.

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