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Opinion. « Inondations, il est urgent d’agir »

L’UNALCI-France Inondations est une association loi 1901 créée en 2002. Elle regroupe de nombreuses associations de sinistrés à travers tout le territoire français. Cette diversité confère à l’UNALCI-France Inondations une connaissance particulièrement fine des problèmes que rencontrent les concitoyens et de la manière dont ils sont traités. Actuellement, comme chaque année, des inondations font la une des médias et l’association déplore que « les politiques à travers leur prise de paroles donnent le sentiment de redécouvrir l’eau chaude… », pourtant, selon eux, « des solutions existent ». De fait, l’UNALCI-France Inondations a souhaité, adresser une lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron. Ses représentants précisent que « cette lettre n’a pas d’autre volonté que d’exhorter nos responsables politiques à faire sauter, sans plus attendre, certains verrous pour qu’une réelle politique de prévention soit mise en place sur tout le territoire ».

L’association des riverains du Tarn et de la Dourbie également membre de l’UNALCI se dit « solidaire des sinistrés et des maires touchés par les derniers événements catastrophiques » et se joint à l’association nationale par la voix de son président Didier Martinez.

« Il est urgent d’agir nous sommes tous concernés les compagnies d’assurances vont très rapidement être dans l’impossibilité d’indemniser toutes les victimes. Pour mémoire la taxe catastrophe naturelle aujourd’hui à 12 % va passer à 20 % en 2024 d’où une augmentation conséquente de nos primes d’assurance », déclare-t-il.

Et quid de la taxe Gemapi que nous payons tous avec nos impôts fonciers ? D’ailleurs je pense sincèrement que des structures de défense des sinistrés dont nous faisons partie ainsi que l’union nationale de lutte contre les inondations Unalci et les associations adhérentes à cette structure devrait avoir un droit de regard sur la gestion à bon escient des sommes employés pour aider tout d’abord les sinistrés et améliorer les choses.

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Le nouveau premier ministre monsieur Attal qui s’est déplacé pour rencontrer les sinistrés et c’est tout à son honneur à promis de les aider.

Nous verrons à l’usage si les promesses seront suivies d’effets » Lance Didier Martinez.

Lettre ouverte à monsieur le président de la République

« Monsieur le Président, lors de chaque nouvelle grande catastrophe frappant notre pays, le monde politique s’agite. Les élus, les responsables des grands partis s’étonnent, vitupèrent, exigent. Nos dirigeants sur tout le territoire français se saisissent de dossiers qu’ils semblent découvrir, mais que tout le monde connaît de longue date.

Les inondations répétitives qui dévastent les Hauts-de-France aujourd’hui, mais hier le Var, l’Aude, etc. n’ont pas échappé à cette tradition, pourtant chacun sait, et depuis bien longtemps, que le facteur aggravant du changement climatique nécessite une réaction rapide de la part des acteurs de proximité doublée d’une réflexion globale sur l’ensemble des actions de prévention liées au risque d’inondation. D’ailleurs, la politique de prévention du risque inondation évolue sans cesse et depuis très longtemps. Et lors de chaque grande manifestation (exemple lors des Assises nationales des Risques naturels), les discours vont tous dans ce sens.

Donc de belles paroles, beaucoup d’écrits, mais peu d’actions ou des actions qui ne permettent pas d’obtenir les résultats tant attendus et espérés par les actuels ou futurs inondés.

Et pourtant des solutions existent, mais pour obtenir une prévention plus efficace il faut déjà accepter de faire sauter certains verrous ; la protection des hommes et des biens n’est pas incompatible avec le respect de la biodiversité.

Monsieur le Président, lors de votre interview du 14 novembre à Saint-Omer vous avez ciblé certains de ces verrous, verrous que nous rencontrons à tous les niveaux. Ils sont parfois liés à la complexité des textes de loi, parfois écologiques qui font préférer une espèce ou une plante aux riverains des cours d’eau, parfois politiques qui freinent l’élaboration des PPRI, parfois financières. Ces verrous (voir annexe 1) il convient, sans plus tarder, de les faire sauter sur l’ensemble du territoire. Et dans tous les cas, il convient d’associer les victimes aux décisions les concernant, elles connaissent mieux que quiconque la réalité du terrain.

Par ailleurs, comme le scénario le plus vraisemblable à moyen terme est celui d’une adaptation continue face au changement climatique, de fait il ne doit pas y avoir de discours à géométrie variable, mais il faut adopter des mesures concrètes telles le rachat à prix décent d’habitations qu’on ne peut plus protéger, l’aide à tous les particuliers pour la mise en place d’aménagements individuels de protection (type batardeaux) et légiférer à nouveau sans ambiguïté sur l’entretien et le curage ponctuel des cours d’eau (voir annexe 2).

Nous savons pertinemment que de telles mesures nécessitent des moyens importants, mais des solutions existent, comme celle, par exemple, qui consisterait à instaurer une taxe européenne sur les transactions financières. Même minime une telle mesure générerait les sommes importantes qui font tant défaut à la lutte contre le dérèglement climatique auquel tout le continent européen est confronté (voir annexe 3).

Au-delà de ce courrier, toutes nos pensées vont aux sinistrés du nord Pas-de-Calais et à tous ceux qui revivent à travers ces événements, le traumatisme des inondations ».

L’association UNALCI – France Inondations

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