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La MJC de Millau envoie un message fort à ses adhérents

« Ça fait deux fois que l’on confine, deux fois que l’on va à la bataille ». Et en matière de gestion de crise, la MJC de Millau aura fait ses preuves cette année.

Si lors du premier confinement qui a pris de cours tout le monde au printemps, l’institution millavoise avait pris le parti de continuer à financer ses animateurs indépendants malgré l’arrêt des activités, en comptant sur la solidarité de ses adhérents qui n’ont pas été remboursés, l’option choisie cette fois est différente (même si les indépendants seront aussi rémunérés pour le mois de novembre).

« En début de saison, nous nous étions engagés à rembourser nos adhérents des séances annulées dans la mesure où l’association ne serait pas en capacité de les assurer en raison de la crise sanitaire », rappelle Marjery Estadieu, vice-présidente de la MJC.

Réunis mercredi soir, les membres du bureau ont donc pris la décision forte de proposer le remboursement des séances non assurées lors de ce deuxième confinement. Une estimation de neuf séances a été faite, en sachant que les mineurs pourront reprendre leurs activités le 15 décembre (si la situation sanitaire le permet), et les adultes seulement le 20 janvier.

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« Notre objectif est de rembourser ces séances, mais on va tout de même essayer de rattraper deux ou trois séances pendant les vacances scolaires », souligne Virginie Rousseau, secrétaire de l’association.

« Que l’on rembourse toutes ces séances ou une partie en assurant des séances supplémentaires, tout est envisageable pour respecter la parole donnée aux adhérents », appuie Hervé Marcillac, directeur de la MJC. « Ce n’est pas un choix neutre, il aura des conséquences financières sur la maison », insiste-t-il, avant d’estimer un impact financier de l’ordre de 50 à 60.000 €.

« Nous ne prendrons pas nos adhérents en otage de la reprogrammation. Et il n’est pas question d’imposer quoi que ce soit »

« Nous sommes en train de miser sur l’avenir »

Un sacré coup de canif dans un budget annuel, qui évolue autour de 750.000 € en fonctionnement. « Il n’est pas question de faire porter la charge à la collectivité, alors on va essayer de décrocher des aides de l’état », assure le directeur. Chômage partiel, indemnités sur les pertes de ressources économiques… « Et si les adhérents acceptent de rattraper 2 ou 3 séances, cela représentera une somme importante pour nous », insiste Hervé Marcillac. « Nous sommes en train de miser sur l’avenir. Mais il vaut mieux une séance bien remboursée qu’une séance mal programmée, sourit-il. Nous ne prendrons pas nos adhérents en otage de la reprogrammation. Et il n’est pas question d’imposer quoi que ce soit ».

« La culture n’a pas totalement cessé d’exister »

En attendant, confinement n’est pas synonyme d’inaction à la MJC. En plus d’assurer l’accueil du Créa pour les salariés et les responsables d’associations, elle offre toujours un accès en périscolaire éducatif (centres de loisirs, action jeunesse, accueil des mineurs…)

Les responsables d’activités essaient aussi de garder le lien en partageant un maximum de vidéos, tutos, recettes, jeux, challenges, photos… sur les réseaux sociaux et le site Internet. « Cela fait par exemple beaucoup de bien dans ce contexte anxiogène de recevoir les séances de qi qong proposées par Séverine Malaval », estime Marjery Estadieu.

« Durant ce confinement, la MJC a posté énormément de choses dans tous les domaines », résume Hervé Marcillac, qui note que, à la MJC comme ailleurs à Millau « la culture n’a pas totalement cessé d’exister ».

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