Emmanuelle Gazel accompagnée de quelques uns de ses colistiers pour respecter les consignes sanitaires en vigueur. ©Millavois

C’est la deuxième conférence de presse d’entre deux tours pour Emmanuelle Gazel. Elle s’inscrit dans une actualité plutôt dense marquée cette semaine par l’affaire Burger King, invitée surprise de la campagne municipale.

La candidate a confirmé et précisé sa position sur le sujet et a souhaité revenir sur ceux qui lui semblaient important d’aborder à 15 jours de l’élection municipale.

« La guerre des chiffres »

« Toute la semaine, on nous a traités de menteurs, quand nous l’avons fait concernant Christophe Saint-Pierre, nous avons apporté des faits, j’aimerais bien qu’on puisse nous en apporter aussi, je les attends » !

Sur les finances de la Ville, puisqu’elle est bien là cette guerre des chiffres, Emmanuelle Gazel entend « rester fidèle à son discours et sans excès » expliquant « qu’elle n’a jamais parlé de mise sous tutelle, mais que la situation financière de Millau est difficile et qu’elle est mal gérée ». Elle rappelle le niveau d’alerte de la Direction Générale des Finances publiques qui placerait la ville « dans le rouge au-dessus de 32 millions d’euros de dette ».

« On y est aujourd’hui puisque nous sommes à 200 000 € près. C’est incontestable, c’est un fait, et ce malgré les leviers des impôts et celui de la vente des bijoux de famille actionnés par la municipalité Saint-Pierre (la gendarmerie et le camping de Millau-plage) : en tout, la ville a eu 15 millions d’euros d’entrées nouvelles ».

Pour terminer ce qui est déjà engagé, Emmanuelle Gazel explique qu’il faudrait plus d’argent que la possibilité d’investissement de la Ville sur les trois prochaines années ».

« Ce n’est ni démocratique, ni transparent, ni honnête de promettre tous ces projets à la population, à moins que Christophe Saint-Pierre ne prépare une nouvelle augmentation d’impôts » !

Le Burger King : « farouchement contre »

Emmanuelle Gazel reste sur ses positions concernant « un projet incohérent avec la politique du développement du centre-ville né dans un quartier résidentiel et dont les riverains ont appris l’existence dans la presse ou en voyant le permis de construire ». Selon elle, il pose des problèmes économiques, environnementaux ainsi qu’un problème d’image, Millau s’étant illustrée comme la ville de la lutte contre la malbouffe.

« Si on avait eu connaissance du projet, on aurait porté la contestation à bout de bras comme on le fait aujourd’hui ». Dans tous les cas, nous sommes en train de creuser le sujet ».

Les manifestations

« Je soutiens cette manifestation, car le droit de manifester est un droit fondamental ».

Ce qui est inacceptable, pour Emmanuelle Gazel, « c’est la façon de verbaliser sans rapport humain, sans prévention ».

« Les amendes sont tombées à posteriori, on aurait pu les avertir avant, ce n’était pas le moment dans le contexte actuel de rajouter un sentiment d’injustice ».

Mardi 16 juin, une autre manifestation est prévue pour soutenir les soignants, l’équipe Millau Naturellement y sera également représentée. Une présence importante selon la candidate pour montrer « son attachement à cette offre de soins de proximité et son opposition à la politique de fermeture de lit en remettant le patient au cœur du système de soin ».

« Les applaudissements ne suffisent pas, il faut revaloriser ces métiers-là, arrêtons l’hémorragie ».

La campagne continue

Emmanuelle Gazel l’avait annoncée, la vélorution aura lieu samedi 20 juin sur un itinéraire volontairement varié et parfois difficile de 7 km, « pour que les gens prennent conscience de la difficulté de circuler en étant tour à tour piétons, conducteur et cycliste ». Le départ sera donné des quais Sully Chaliès (côté place Bompaire) par groupe de dix pour respecter les règles sanitaires.

La candidate qui avait déjà reçu la présidente de Région la recevra à nouveau mercredi 17 juin, l’occasion pour Carole Delga de réaffirmer les raisons de son soutien à la candidate du rassemblement de la gauche locale.

L’heure est venue de récupérer les accroches boites aux lettres, l’équipe est sur le terrain et « a un très bon accueil », les propositions les plus plébiscitées seraient les initiatives solidaires.

« On sent que les Millavois ont envie de renforcer les liens entre eux ».

Emmanuelle Gazel se dit satisfaite de ce début de deuxième acte, affirmant qu’elle et son équipe ont « réussi à maintenir le lien avec la population et cet échange voulu malgré les contraintes imposées par la crise sanitaire ».