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Millau. Des enseignants de Jean Vigo en grève « pour sauver le lycée pro »

Ils l’assurent, « la date était programmée depuis longtemps » et n’a rien à voir avec l’appel à la grève générale lancé par différents syndicats. « On se demande même si les grévistes dans les raffineries ne se sont pas calés sur notre mouvement pour avoir de la visibilité », plaisante un professeur.

Ce mardi dès 8h, suite à un appel national, une quinzaine de professeurs du lycée professionnel Jean Vigo faisaient en effet le piquet de grève devant le portail de l’établissement, pour manifester contre la réforme du lycée professionnel voulue par Emmanuel Macron, sensée « réarrimer très en profondeur et en amont le lycée professionnel avec le monde du travail ». Au cœur de cette réforme serait prévue une augmentation du temps de stages d’au moins 50 %, faisant passer les périodes en entreprise de 22 semaines sur les trois ans de lycée professionnel, à 33 semaines.

« Une formation égalitaire pour chacun »

« Cette réforme propose aux élèves de travailler gratuitement ou presque à partir de 15 ans, c’est une marche en arrière, regrette un professeur. Cela fera abandonner beaucoup d’heures d’enseignement général, comme du français, de l’histoire, des mathématiques, au détriment de l’ouverture culturelle et éducative que nous proposons au sein de l’établissement ».

« Selon les entreprises, nos élèves n’auront pas le même niveau de formation », assure un autre professeur, estimant que « le lycée est garant d’une formation égalitaire pour chacun ».

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« Nous avons l’habitude de vivre réforme après réforme, mais là on sent que tout s’accélère vers un point de non-retour, c’est un peu le coup fatal, déclarent les manifestant. Le bac pro est déjà passé de 4 ans à 3 ans il y a une dizaine d’années. Chaque fois, on va vers une baisse de la dotation horaire pour le lycée professionnel. »

Les professeurs grévistes, accompagnés d’une poignée de collègues de la voie générale, porteront leurs revendications dans la matinée en manifestant dans le centre-ville de Millau, « soit sur la place du Mandarous, soit devant la sous-préfecture. »

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