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Millau. Jean-François Rousset et Pierre Azemar à la rencontre de chefs d’entreprise du territoire

Pierre Azemar, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Aveyron, et Jean-François Rousset député de la 3e circonscription de l’Aveyron étaient en déplacement à Millau ce lundi 12 septembre pour aborder les thèmes de l’apprentissage et la situation des entreprises artisanales.

Pour l’occasion, ils ont rendu visite aux entreprises Sud Aveyron Chauffage et Soulié Automobiles afin d’échanger sur leur quotidien et d’évoquer leurs difficultés. Dans cette relation de proximité avec les entreprises du territoire chère à la Chambre des Métiers, le député souligne « l’importance d’accompagner les entreprises tout au long de leur existence et ce jusque dans leur reprise qui durent parfois plusieurs années pour assurer une solide transition ».

Jean-François Rousset et Michel Verdier (Sud-Aveyron Chauffage). © Millavois.com

Les difficultés de recrutement

Si l’artisanat est un secteur qui recrute, il n’en demeure pas moins que les candidats se font rares et que comme dans de nombreux secteurs les chefs d’entreprises peinent à recruter.

Michel Verdier explique qu’il a commencé son activité seul, et qu’à la fin des années 90, il a embauché pour peu à peu devenir une PME qui emploie aujourd’hui 12 salariés. S’il refuse de se développer davantage, il précise que les « bons professionnels qualifiés sont difficiles à trouver dans un métier où il faut être polyvalent et qui évolue très vite avec sans cesse de nouvelles technologies qu’il faut maîtriser ». « Quand on a de bons employés, on fait tout ce qu’on peut pour les garder ! » lance le chef d’entreprise qui ne manque pas de mettre en avant un certain « manque de motivation et d’envie générationnel ».

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Pourtant, du côté de la Chambre des métiers, les sessions de formation sont complètes et le nombre d’apprentis a plutôt tendance à augmenter ces derniers temps. « L’Aveyron compte 900 apprentis, c’est beaucoup pour le département, mais pas assez pour le secteur de l’artisanat », explique le président qui annonce un ratio de 1 apprenti pour 10 entreprises. « C’est un tissu fragile pour lequel il faudra 70 années pour assurer son renouvellement », déclare-t-il.

Des solutions pour favoriser l’apprentissage

Pour inciter les chefs d’entreprises à opter pour l’apprentissage, les aides gouvernementales sont importantes et favorisent ce mode de fonctionnement. Les jeunes peuvent ainsi se former en alternance, gagner un salaire et apprendre sur le terrain les bons gestes auprès de professionnels, « la meilleure école » pour Michel Verdier. Mais là encore, au cours des échanges, ressortent des freins territoriaux notamment celui du transport.

En effet, les formations dispensées par la Chambre des métiers se déroulent à Rodez et les lieux d’apprentissage sont dispersés un peu partout dans le département. Le public concerné est souvent jeune et peu mobile, nombreux sont ceux qui n’ont même pas le permis de conduire. Pour cela, la chambre des métiers a adapté ses horaires, les cours ne commencent qu’à 10h le lundi matin et s’achèvent la plupart du temps vers 12h le vendredi. Certains chefs d’entreprises proposent même des solutions d’hébergement pour faire la différence et accueillir enfin un apprenti.

Pour présenter ces métiers qui n’ont jamais eu autant besoin de main-d’œuvre, Jean-François Rousset explique que très prochainement, les professionnels auront l’occasion d’aller rencontrer les élèves une demi-journée par semaine pendant toute l’année dans les collèges, une façon pour les jeunes élèves de se familiariser avec les métiers de l’artisanat en découvrant de manière concrète les entreprises et les métiers et d’ainsi peut-être faire naître des vocations.

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