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Millau. Présidentielle 2022 : les socialistes veulent « tordre le cou » aux sondages

Samedi matin, trois semaines avant le premier tour des élections présidentielles, militants et sympathisants du Parti Socialiste tenaient une conférence de presse pour soutenir leur candidate Anne Hidalgo. « Alors que la social-démocratie est plus que jamais nécessaire dans une société fracturée à laquelle a largement contribué le président Macron, il est important de prendre le temps d’écouter et de lire le programme d’Anne Hidalgo », assure Georges Glandières, secrétaire du Parti Socialiste.

Car pour les sympathisants locaux, si leur candidate plafonne actuellement à 3% dans les sondages, ce n’est clairement pas le reflet de la réalité. « Ce ne sont pas les sondages qui doivent faire le vote, ce sont les valeurs, le projet, le programme, les convictions, clame Emmanuelle Gazel. On a démarré cette campagne complètement à l’envers, on l’a démarrée par les sondages, pas par les idées. »

« Ne vous faites pas voler votre choix »

La maire de Millau incite elle aussi les électeurs à « lire les propositions d’Anne Hidalgo qui sont des propositions qui correspondent, réellement, aux souhaits, aux envies, aux grands enjeux des habitants. »

Et de citer quelques exemples : « C’est la première à voir mis le sujet du pouvoir d’achat sur la table. Elle prend aussi à bras le corps les sujets de l’augmentation des salaires et des retraites, le droit de partir à la retraite à 62 ans… Le vote utile, c’est le vote des valeurs et des convictions, ce n’est pas le vote de qui pourrait être au deuxième tour avec des sondages qui ne veulent rien dire. »

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Nous étions hier (vendredi) sur le marché, franchement l’accueil est bien meilleur que les 2% qu’on nous annonce dans les sondages. Je veux tordre le cou à ces sondages qui font l’opinion, c’est l’opinion qui doit faire les sondages et pas l’inverse. »

Emmanuelle Gazel

« J’invite les gens à l’écouter, conclut Emmanuelle Gazel. Elle est brillante. Elle maitrise tous ses sujets, elle n’a pas l’ombre d’une hésitation ni sur le fond ni sur la forme. Elle est étonnante et très inspirante. Lorsque l’on donne le programme d’Anne Hidalgo sur le marché, on nous dit : « oui, mais elle est à 2%… » C’est ça le problème ! Ils ont l’impression que ça ne sert à rien, que leur vote ne sera pas utile. Je dis à toutes ces personnes : votez pour vos valeurs, votez pour des projets, ne votez pas selon des sondages. Ne vous faites pas voler votre choix. »

Emmanuelle Gazel, maire de Millau.

Anne Hidalgo en meeting à Toulouse

Anne Hidalgo assurera son dernier meeting en province le samedi 2 avril à Toulouse, huit jours avant le premier tour. Les personnes intéressées pour du covoiturage à partir de Millau (départ vers 12h) sont invitées à contacter les sympathisants socialistes à cette adresse : pssectionmillau@orange.fr

Ils ont dit

Charges sociales

Georges Glandières : « Alléger les charges, quelque part c’est diminuer la protection sociale. C’est quelque chose qui va encore augmenter les inégalités. »

Suppression de l’ISF

Georges Glandières : « On voit bien que les riches se sont enrichis et que le nombre de pauvres a augmenté. »

Droits de succession

Emmanuelle Gazel : « Les droits de succession, c’est ce qui ramène de l’égalité. On ne veut pas une société d’héritier, on veut une société de personnes qui ont toutes les moyens de réussir. »

Environnement

Emmanuelle Gazel : « Notre projet, ce n’est pas juste l’écologie, c’est l’écologie juste. C’est l’écologie pour chacun, à l’image de ce qui se fait en Occitanie et de ce qui se fait dans la ville de Millau. Quand on baisse les tarifs de la cantine et qu’en même temps on augmente la part du bio, la part du circuit court, on est dans cette écologie juste. »

Transition énergétique

Séverine Peyretout : « Notre programme, c’est aussi favoriser la transition énergétique pour les foyers les plus précaires, c’est atteindre 100 % d’énergie renouvelable, pas n’importe comment, pas n’importe quand, c’est-à-dire une transition réfléchie. Il n’est pas question d’arrêter le nucléaire du jour au lendemain. »

Jeunesse

Séverine Peyretout : « Anne Hidalgo a des objectifs vis-à-vis de la jeunesse, avec le revenu minimum pour les jeunes à partir de 18 ans. En tant que vice-présidente de la mission locale, je vois la précarité chez les jeunes, et là on a une mesure qui permet de réduire les inégalités, de laisser leur chance aux jeunes, de mener les études qu’ils souhaitent sans le frein économique ».

Education

Georges Glandières : « Anne Hidalgo a dit qu’elle revaloriserait le métier de l’enseignant, qu’elle supprimerait Parcoursup. C’est à mettre en opposition avec le programme de Macron avec qui on va vers une privatisation de l’école. Donner plus d’autonomie aux écoles, cela veut dire qu’il y aura plus de différences selon les lieux où on étudie. A terme cela va à l’encontre de l’égalité des chances. »

« Un programme chiffré »

Emmanuelle Gazel : « Le projet d’Anne Hidalgo est chiffré. On est la gauche de gouvernement, pas la gauche du ministère de la parole. A chaque dépense, en face il y a une recette. Ce qu’on promet, notamment le revenu jeunes, sera financé par des mesures soit d’accompagnements de transition écologique soit de justice sociale, notamment l’ISF climatique ou la lutte contre les paradis fiscaux. Nous sommes la gauche de la réalité, la gauche du réel, des responsabilités. » Et de rappeler qu’Anne Higaldo, « victime de bashing », a été réélue par les Parisiens en 2020 pour un deuxième mandat.

« Anne Hidalgo sait rassembler »

Emmanuelle Gazel : « A Paris, Anne Hidalgo travaille avec les écologistes, avec les communistes, avec des gens de la société civile. Elle aime aussi l’entreprise, elle porte des mesures sur l’emploi, sur l’économie, qui sont dans le réel. C’est un projet qui s’appuie aussi sur l’équipe de France des maires à laquelle je participe depuis le début en août 2021. Elle s’inspire aussi de notre territoire, Carole Delga est très impliquée dans cette campagne. »

L’union de la gauche

Emmanuelle Gazel : « On aurait dû arriver à s’unir derrière une seule candidature à gauche. Il y a beaucoup plus de choses qui nous rassemblent que de choses qui nous éloignent. On n’est pas d’accord sur tout, comme à Millau, comme en Occitanie, mais on est d’accord sur l’essentiel. Si nous on est derrière la candidature d’Anne Hidalgo, c’est qu’il y a cet ancrage au réel, cette capacité à être une femme d’Etat. »
« En revanche, il y a de vrais sujets de fond qui nous éloignent de Jean-Luc Mélenchon. On l’a vu notamment avec son attitude vis-à-vis de l’Europe, de Poutine… Ce n’est pas la même gauche ».

Michel Durand : « On a besoin d’une gauche de gouvernement, Mélenchon c’est de la parole, c’est du populisme, du spectacle. »

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