Santé

Millau. L’hôpital développe son service urologie et se dote d’un laser performant

Le centre hospitalier de Millau a récemment fait l’acquisition d’un laser qui permet de traiter les calculs rénaux et les hyperplasies bénignes de la prostate. Une bonne nouvelle pour la population sud-Aveyronnaise et même bien au-delà.

On n’avait plus réalisé cet acte au centre hospitalier de Millau depuis 2018. Les patients souffrant de calculs rénaux étaient envoyés dans d’autres établissements.

Aujourd’hui, grâce au développement du service urologie de l’hôpital de Millau, les patients peuvent être traités sur place avec un laser qui est également utilisé avec la technique « Holep » pour prendre en charge les hyperplasies bénignes de la prostate (ablation de la prostate) même les plus volumineuses, ce qui n’était pas non plus le cas jusqu’à aujourd’hui.

Des intérêts multiples

Pour le docteur Laurent Cabaniols, les intérêts sont nombreux et concernent surtout une meilleure prise en charge d’une patientèle plus large.

On va pouvoir opérer davantage de personnes, comme des patients âgés qui présentent des comorbidités dès lors qu’ils peuvent être endormis en limitant les risques et en améliorant ainsi leurs conditions de vie. Grâce à cette technique, nous limitons les saignements avant et après l’opération ce qui réduit le temps d’hospitalisation.

La grande majorité des patients traités est âgée et le transport vers le CHU de Montpellier ou d’autres hôpitaux est source de stress et de fatigue, deux facteurs non négligeables lors d’une intervention. Le docteur Barbara Cereda souligne aussi les économies réalisées en termes de transport.

Une équipe formée

Sylvie Marty a présenté le docteur Laurent Cabaniols chirurgien urologue au CHU de Montpellier comme « le référent de la filière urologie entre le CH de Millau et le CHU de Montpellier ».

Il sera présent une journée par mois aux côtés des deux chefs de clinique le docteur Barbara Cereda et le docteur Philippe Dimier qui assurent les consultations et des interventions pendant la semaine.

Ils sont petit à petit formés sur le laser « rouge » pour intervenir sur les prostates, les adénomes pendant environ 50 interventions afin d’être à l’aise « le geste étant très technique pour les pathologies liées à la prostate ».

Un matériel nécessaire

L’hôpital a fait le choix de dépenser pour cette acquisition la moitié de son budget d’investissement biomédical pour un coût total de 254 000 €. Sylvie Marty précise que l’achat avait été validé sous l’ancienne direction, mais que c’est une bonne chose « pour éviter la fuite des patients vers d’autres établissements ». Le docteur Laurent Cabaniols estime que c’est un investissement « rentable et nécessaire qui répond à la politique de demain des hautes autorités de santé ».

Le matériel est le même que celui du CHU de Montpellier et c’est le seul dans le département. Il n’y en a pas non plus en Lozère. Autant dire que le nombre de patients en urologie va certainement augmenter dans les prochains mois à Millau.

Sylvie Marty la directrice des hôpitaux de Millau et de Saint-Affrique met l’accent sur « le développement de l’offre de soin de proximité et sa qualité au sein du centre hospitalier millavois ».

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