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Politique

Élections départementales. « L’appel au vote » du binôme Corinne Compan et Michel Durand

À une semaine du premier tour des élections départementales, les candidats de la liste « Le printemps Aveyronnais » ont souhaité faire un point sur cette campagne électorale particulière, mais surtout appeler les Aveyronnais à aller voter dimanche prochain.

Bien voter dès le premier tour

Si les raisons de l’abstention qui semble se profiler sont indiscutablement liées à la période post confinement et à une saison qui donne plutôt envie de partir en week-end, pour Michel Durand « il est indispensable d’aller voter pour les conseillers départementaux et régionaux qui nous engagent pour les six ans à venir et qui sont des élus de proximité ».

Sur le terrain, nous sommes bien accueillis, mais on s’est aperçu que les gens n’étaient pas du tout concernés par cette élection, ils sont en plein déconfinement, ils ont d’autres préoccupations, on le comprend, mais même avant de partir à la plage, on peut prendre cinq minutes pour aller voter ! »

Le candidat précise également « qu’il faudra voter dès le premier tour pour ses candidats préférés ». En effet, le mode de scrutin des élections départementales exige d’obtenir 12,5 % des votants inscrits pour accéder au second tour, soit environ 30 % des voix sur le canton ».

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« 30 % ce sera compliqué pour tout le monde, c’est un appel au vote qu’on fait ! »

Corinne Compan met en avant « le rôle important du département pour la population dans ses missions de solidarité, du sport, de la culture et pour la jeunesse ».

On a bien vu pendant la crise de la covid la grande difficulté des collégiens pour avoir accès à un ordinateur. La première mesure que l’on prendrait si l’on était élu serait de fournir un ordinateur portable à tous les collégiens comme le fait la région dans les lycées pour qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions ».

Une responsabilité politique

Le spectre de l’abstention plane sur ces élections, en cause, une période peu propice, mais également une ambiance générale de campagne qui n’inciterait pas les électeurs à se déplacer, lassés par « ces bisbilles politiques ».

« C’est aussi de notre faute à nous tous, à la classe politique en général, il y a un problème démocratique à ce niveau-là » lance Michel Durand avant de s’interroger sur le rôle d’Arnaud Viala dans cette campagne « candidat dans tous les cantons et déserteur » le député ayant clairement affiché son intention de devenir président du département. « Il aurait annoncé cela en mars, on aurait revoté et on aurait eu un député jusqu’à la fin du mandat ! »

Il se dit « épaté par les candidats de l’Aveyron pour tous » qu’il trouve bien « silencieux et retranchés derrière un programme départemental ».

Ce n’est pas l’Aveyron pour tous, c’est l’Aveyron pour Arnaud Viala ! Que veulent les Millavois s’ils votent pour cette liste ? Ils veulent envoyer des bénis oui oui aux ordres d’Arnaud Viala, juste des machines à voter ? Si l’on est élus, on fera entendre la voix du canton Millau 1, c’est certain parce qu’on représente notre territoire ! »

Et Corinne Compan d’enfoncer le clou : « Ce sont les conseillers départementaux qui sont élus par les citoyens, on n’est pas élus par une personne au-dessus de nous. Nous adhérons à un parti politique, mais nous suivons une ligne politique, pas un seul homme ! »

Un vrai débat pour des projets de terrain

Dans le cas où ils seraient présents au second tour, Corinne Compan, Michel Durand, Corinne Delmas et Francis Blanc espèrent pouvoir organiser un débat avec les candidats qui leur seront opposés.

« Nous voulons un vrai débat, dans lequel on échange avec des idées ! Pas celles que notre grand chef nous a écrites sur le programme ! C’est bien beau de crier proximité assis sur un tabouret, mais ça ne mène à rien ! Il faut porter tous les projets des communes à égalité sans faire de clientélisme : il n’y a pas de petits villages ou de petites communes ».

L’union de la gauche

Pendant sa campagne, l’équipe assure avoir été plusieurs fois félicitée pour « l’union de la gauche qu’elle incarne sur le canton, contrairement à la guéguerre à droite sur laquelle les Millavois s’interrogent ».

Même si au niveau électoral cette division les avantage certainement, Michel Durand pense que « l’image politique qu’elle renvoie aux électeurs les desservirait aussi ». Corinne Delmas, aura le mot de la fin en attendant le rendez-vous de dimanche : « Nous, on se bat pour notre canton, pas pour un fauteuil ».

Le verdict des urnes dans quelques jours dira si le message de l’équipe du Printemps aveyronnais a été entendu, si les électeurs se sont déplacés et s’ils ont fait le choix de l’union de la gauche et des valeurs qu’elle porte sur le canton de Millau1 et pour le département.

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