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Millau. « Un bon début » pour l’association des Riverains du Tarn et de la Dourbie

À la demande de l’association des Riverains du Tarn et de la Dourbie, ses représentants ont été reçus en mairie par Emmanuelle Gazel afin de faire un point sur les actions à mettre en place au cours du mandat.

Didier Martinez le président de l’association des Riverains du Tarn et de la Dourbie et Didier Compan son vice-président ont souhaité être reçus par Emmanuelle Gazel pour évoquer les actions à mettre en place lors du prochain mandat concernant la gestion des crues à Millau.

Didier Compan et Didier Martinez. Photo d’archive.

Lors de cette rencontre la maire de Millau leur a présenté les deux conseillers compétents sur ce dossier : Bernard Grégoire adjoint délégué aux travaux et à la voirie référent inondation et plan de sauvegarde, et Patrick Pès, adjoint délégué à l’habitat. Tous les deux, comme Emmanuelle Gaze sa présidente, siègent à la Communauté de communes Millau Grands Causses, « ce qui facilitera certainement la prise en main des projets ».

« On a laissé le temps à la nouvelle municipalité de prendre ses marques, mais nous voulions savoir ce qui allait être mis en place au cours du prochain mandat ».

En s’appuyant sur le questionnaire qui avait été adressé à tous les candidats de l’élection municipale, l’association a obtenu des réponses sur des points importants.

Le GERI (Groupe d’Étude et de Réflexion sur les Inondations) composé des maires des communes concernées, des membres de l’association, des techniciens rivière et des élus, se réunira tous les trimestres.

Bernard Grégoire étudiera le stationnement des véhicules par quartier pour prévoir un point de chute pour garer les voitures en cas d’inondation.

La Taxe Gemapi (gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations) mise en place par la Communauté de communes Millau Grands Causses resterait de 6 € par habitant. Elle sert à couvrir une partie des dépenses de fonctionnement et d’investissement relatives à la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations.

Le PPRI (Plan de Prévention Risque Inondation) restant une compétence préfectorale et de la DDT serait tout de même soumis à la municipalité qui pourrait y apporter des modifications validées ensuite par la préfecture.

Le Plan Communal de Sauvegarde qui regroupe tous les moyens et les actions à mettre en œuvre en cas de crue serait revu, car il date de dix ans et mérite d’être actualisé.

Une cellule de crise pourrait voir le jour en péri scolaire. Elle serait destinée à sensibiliser les plus jeunes au risque inondation à Millau d’une manière ludique et pédagogique.

Un exercice grandeur nature serait prochainement organisé comme ce fut le cas récemment à Saint-Affrique et à Espalion.

La présentation de l’exercice à Saint-Affrique, Cédric Cazabonne, directeur des services techniques (de Saint-Affrique et de l’intercommunalité). ©Le Progrès Saint-Affricain

Le danger ne vient pas forcément des cours d’eau

L’actualité nationale l’a malheureusement démontré ces derniers temps, il n’y a pas que les cours d’eau qui engendrent des inondations. De petits ruisseaux ou des ruissèlements en cas d’épisode météorologique de pluie intense peuvent s’avérer tout aussi dangereux.

C’est le cas à Millau pour quatre points importants sur lesquels la mise en place d’un moyen d’alerte plus appuyé doit être étudiée, comme sur le site très sensible de la rue de Ladoux.

La rue de Ladoux sous les eaux en octobre 2019. ©Millavois.com

Le programme pour 2021

Dider Martinez et Dider Compan se disent satisfaits de l’entretien avec la nouvelle municipalité.

« On verra si les choses se font, mais nous avons senti qu’Emmanuelle Gazel et ses adjoints étaient à l’écoute »

Le programme de l’association pour 2021 sera chargé puisque l’assemblée générale a été décalée en raison de la crise sanitaire et que les principales actions seront maintenues couplées aux projets et initiatives futurs : présence au Forum des associations, nettoyage des berges, Fête de l’eau, mise en place d’un nouveau bureau plus jeune et un peu plus féminin…

 

L’association lors du nettoyage des berges en 2015 avec des participants connus et déjà concernés par ces problèmes. ©DR

De plus, l’association pourrait prendre une nouvelle orientation, Didier Martinez ayant candidaté pour rentrer au conseil d’administration de l’Unalci (Union nationale des associations de lutte contre les inondations.)

S’il y était élu en novembre 2020, il aurait des responsabilités nationales et ainsi « pourrait faire remonter plus éfficacement les informations du terrain », un appui de taille pour Millau et l’association des riverains du Tarn et de la Dourbie.

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