Millau. Philippe Ramondenc en a assez !

© Millavois.com

Le candidat de la liste Millau Cap 2020 s’est exprimé lundi 15 juin et n’a pas caché son agacement face à la politique menée localement. Il ne s’est pas non plus privé de répondre aux attaques dont il a été la cible par voie de presse.

Il le répète, son projet reste d’actualité, son orientation n’a pas changé, il veut faire de la politique autrement et critique vivement les méthodes employées par Emmanuelle Gazel et l’équipe sortante de Christophe Saint-Pierre. ( Lire aussi « Vous aussi vous en avez assez ? »)

Prenant pour exemple, le projet de Burger King, la patate chaude de la municipalité Saint-Pierre, il explique que « c’est une question de méthode, comme toujours ».

« On fait les choses en douce, on ment aux Millavois, ce projet de restaurant, ils en connaissaient l’existence depuis des mois et ont volontairement parlé de grand restaurant lors du conseil municipal de décembre dernier. Jamais il n’a été dit que ce serait un fast-food ».

L’élu de l’opposition, présent ce soir-là en conseil, explique que s’il en avait eu connaissance, « il aurait immédiatement réagi précisant qu’il se positionnait contre l’emplacement dans un quartier résidentiel et qu’il préférait privilégier les circuits courts et le commerce local. »

« Chacun mange où il veut, il en faut pour tous les goûts et tous les âges, mais il y a d’autres endroits pour implanter ce genre de projet » !

Ce sont des choix « incohérents » comme celui-ci, qui selon lui, « sont la source du déséquilibre en centre-ville entre le Mandarous et la Capelle, qui font que des magasins ferment parce que la politique commerciale n’est pas adaptée pour dynamiser le centre-ville ».

« Toujours un problème de méthode »

Faisant de l’hôpital médian son cheval de bataille pour préserver l’offre et la qualité de soin sur la ville, il est depuis le départ de la campagne farouchement opposé à ce projet d’hôpital Médian.

Il le répète « il fera tout pour garder le centre hospitalier à Millau rappelant que les solutions sont existantes ». Là encore, c’est la méthode employée par ses adversaires qu’il critique expliquant que « tout est question d’arrangement politique, laissant même planer le doute sur l’implication d’Alain Fauconnier et d’Emmanuelle Gazel ».

Sur le sujet, il ne manque pas de tacler la section locale du parti communiste qui a, à l’unanimité affiché son soutien à Emmanuelle Gazel, et à qui il reproche de « cautionner l’attitude politique de la candidate qui prétexte ne pas avoir eu connaissance du dossier et ne pas pouvoir se prononcer ».

« Quand je lis ce qu’à écrit André Perez cette semaine, je me demande s’il a oublié qu’en 2014, ils avaient fait élire Christophe Saint-Pierre ? Auraient-ils négocié quelque chose avec Emmanuelle Gazel cette fois ? »

La campagne dans les rues

Philippe Ramondenc et son équipe continuent de battre le pavé et d’aller à la rencontre des Millavoises et des Millavois pour distribuer leur courrier de second tour « privilégiant la proximité et l’écoute ». Il dit y rencontrer « un bon accueil et même recueillir les doléances de certains riverains mécontents notamment en matière d’urbanisme et de propreté urbaine ».

« C’est toujours un problème qui n’est pas réglé par la ville, Millau n’est pas propre et les incivilités se multiplient ».

Le candidat au fauteuil de maire le dit clairement, « il privilégiera la prévention, mais s’il faut passer par la répression, il le fera ».

Fidèle à ses convictions et à son programme depuis le début de sa campagne municipale, Philippe Ramondenc appelle la population à se mobiliser pour aller voter mettant en avant « le choix différent qu’il offre à la population en recentrant la ville sur ses citoyens et leur quotidien ».

C’est « sereinement et sans pression » qu’il aborde ces deux dernières semaines avant l’échéance du 28 juin, mais il ne cache pas sa crainte d’un taux de participation trop bas.

« Si la participation était trop faible, cela remettrait en question la légitimité du maire sortant qui que ce soit ».