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Musique : Le 33 tours fait son retour à la Médiathèque de Millau

La musique fait partie de notre quotidien, quel que soit sa diffusion (radio, télévision, etc. ) ou son support (CD, vinyle…). Le développement et l’utilisation massive d’Internet ont fait craindre la disparition des supports en faveur de la musique dématérialisée. Toutefois, on assiste à un phénomène du retour du disque vinyle.

En effet, le vinyle avec son côté vintage revient à la mode, grâce notamment à un format et un visuel de qualité. La création artistique de la pochette, qu’elle soit graphique ou photographique, en fait une œuvre d’art en elle-même. De cette recherche esthétique naît un intérêt pour l’objet lui-même. La gestuelle associée à l’écoute du vinyle instaure un rapport sensuel indéniable.

A ce rapport sensible s’ajoute également un autre rapport au temps. En effet, les plateformes musicales comme Youtube, Deezer ou encore Spotify proposent un flux ininterrompu quand le vinyle a une durée limitée par son sillon gravé. Nous sommes donc loin des pratiques culturelles associées à l’immédiateté et à l’offre quasi illimitée.
Depuis quelque temps, l’offre musicale matérielle se décline autour de la vente des deux supports, simultanément. La plupart des artistes éditent aujourd’hui un vinyle dès la sortie de leur album.

Christian Berméjo, Karine Orcel, adjointe à la Culture, et Catherine des Boscs.

C’est pourquoi le vinyle devient un objet de lien intergénérationnel. En effet, pour les nostalgiques des sixties et des seventies, le LP record est le sésame d’accès à la culture musicale afro-Américaine. Ainsi, la discothèque familiale se transmet aux enfants, qui écoutent les mêmes groupes que leurs parents. Cela est particulièrement vrai pour le rock ou le hard rock.

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Les vinyles à la MESA : représentativité des pratiques…

L’Espace musique de la Mésa va atteindre un fonds de 12.000 CD représentant tous les genres musicaux. Afin d’être en adéquation avec toutes les pratiques d’écoutes et les nouveaux usages du public, la Mésa vient de faire l’acquisition de 360 vinyles regroupant tous les genres avec un accent fort sur la musique afro-américaine (Blues, Jazz, Funk, Soul, Rap…), la musique électronique, la pop music le rock, mais également les nouveautés et groupes fondamentaux en musique électronique, la chanson française.

La musique classique est présente, bien que destinée à un public exigeant plus axé sur la qualité sonore du CD.

« Ce n’est pas pour être dans la tendance, assure Catherine des Boscs, directrice de la Médiathèque du Sud Aveyron. Mais c’est une demande du public, et nous voulons toucher de nouveaux publics, avec un retour au son originel, non numérisé. »

« Des gens aujourd’hui regrettent ce son, continue Christian Berméjo, responsable du secteur musique. Moi-même, j’ai viré toute ma collection il y a 20 ans, et aujourd’hui, j’en rachète. Avec le vinyle, on prend le temps, on est chez soi, on se prend du temps pour soi, pour écouter de la musique différemment. Puis c’est une autre approche de la musique, plus visuelle, avec des pochettes qui souvent représentent un vrai intérêt de lecture, de visuel, de toucher, qui est associé à la musique. »

… permettant d’imaginer de nouvelles programmations culturelles

Ce fond composé d’un mélange de rééditions et de nouveautés est en place pour solliciter l’intérêt du public : pour donner une plus grande visibilité à la Mésa en promouvant ce nouveau service, en proposant une offre musicale en lien avec son temps, toucher de nouveaux publics.

Avec ses 360 vinyles, la Mésa propose un premier échantillon de vinyles avec de grands classiques, mais pas que !

Pour ce faire, la Mésa entend, au travers de différentes actions menées autour du vinyle, partager, échanger avec le public avec des animations en lien avec le support, l’époque : expositions de vieilles pochettes, de vieux appareils d’écoute (gramophones, électrophones, platines), rencontre avec des DJ’s, échanges avec le public qui commente un choix de vinyles, conférences sur l’histoire du son, l’histoire des premiers pressages à nos jours…, concert des années phares 60’s, 70’s…, projection de films et de documentaires, expo de peintures sur vinyle, Sleeface (prenez-vous en photo avec votre album ou artiste préféré), marché aux vinyles avec une majorité de professionnels spécialisés…

La Mésa pourra donc faire des heureux avec le démarrage de ce fonds, diversifier son public, le faire interagir, bref créer du lien, un lieu d’échange et de convivialité autour de la musique.

En pratique

  • Emprunt : 2 vinyles par carte
  • Réservation : 2 vinyles par carte
  • Ecoles, associations : 2 vinyles par carte (plus suivant le projet)

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