Ils étaient tous là. Les 126 enseignants et la trentaine d’agents des lycées Jean-Vigo étaient sur le pont, samedi, pour accueillir un public qui s’est déplacé en nombre à l’occasion des portes ouvertes de l’établissement.

Venus de Millau, mais aussi de tout l’Aveyron, voire même des départements limitrophes, les futurs élèves des classes de secondes, accompagnés de leurs parents pour la plupart, ont pu découvrir et déambuler dans les méandres sans fin de l’établissement millavois (« On marche en moyenne 12 km par jour », confie une surveillante !)

« Le but de cette journée est d’accueillir les futurs élèves pour les éclairer sur les possibilités offertes pour la poursuite de leurs études », explique le proviseur, Pierre Pipien. « Concernant les filières générales (L, ES, S), on leur montre les attendus, on les renseigne sur la façon dont ils devront travailler. On essaie de leur donner les clés sur l’attitude à avoir pour réussir la seconde. S’agissant de la filière pro (hôtellerie, méca auto, BTP, commerce, menuiserie…), on organise des visites des ateliers et des rencontres avec les professeurs concernés pour qu’ils aient des informations plus concrètes sur la réalité des formations suivies et qu’ils fassent un choix le plus éclairé possible ».

Beaucoup de monde samedi matin dans les différentes salles du lycée général. « Chaque professeur présente ses exigences et les exigences de la classe de seconde et dédramatise la situation de l’entrée au lycée », explique Robert Marcos, professeur d’espagnol.
Le saviez-vous ? Au lycée Jean-Vigo, on peut aussi apprendre à voler grâce au brevet d’initiation aéronautique !
Dans le hall d’accueil du lycée, parents et futurs élèves étaient accueillis par les enseignants, surveillants et élèves de la section hôtellerie.
Comme la semaine dernière au collège Marcel-Aymard, la FCPE tenait un stand dans les couloirs du lycée. « Il y a urgence ! confie Philippe Tornos, son président. Il y a un vrai manque de parents pour les conseils de classes et le conseil d’administration. On sent l’agonie, et si l’on n’a pas l’adhésion des parents, on va disparaître ». L’appel est lancé.
Contrairement aux couloirs et salles du lycée général, les ateliers du lycée technique n’ont pas attiré la foule habituelle… « Peut-être à cause de la météo », soulignent Joël Féjard et Christian Loirette, professeur dans la section BTP.
Pas la foule non plus pour se renseigner sur le CAP Menuiserie… « Une filière à l’issue de laquelle on peut soit rentrer directement dans le monde professionnel, soit passer un bac pro menuiserie au lycée d’Aubin par exemple », expliquent le professeur Frédéric Rigal et Mathias Blayassi, un de ses élèves.
Jean-Louis Lebœuf, professeur de la filière Travaux Publics.
L’espace réservé à l’enseignement des langues a attiré un large public. « Les gens viennent se renseigner par exemple sur le programme Erasmus, confie Carine Ouallet, professeur d’anglais. Grâce à un fonds européen, certains élèves (entre 6 et 9 selon les années) peuvent faire un stage de 4 à 6 semaines en Angleterre, en Irlande, en Espagne… »
Des élèves du lycée accueillaient les visiteurs au CDI.
La filière ES était présentée par les professeurs de sciences économiques et sociales.