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Salles-Curan. La tourbière de Bouloc jetée en pâture

Le paysage n’est pas un décor. Ou alors, c’est un décor dynamique, en permanente évolution. Le paysage, c’est l’environnement d’un animal ou d’une plante, c’est le cadre dans lequel nous les voyons. Essayer de les comprendre séparément ne sert à rien. Étudier les relations qui les unissent, c’est faire l’apprentissage des complexités de la vie. Le cadre et les espèces ont besoin l’un de l’autre, ils sont inséparables.

« Tout est lié dans tous les sens », disait Bernardin de Saint-Pierre. La tourbière a besoin des troupeaux, tout comme la pelouse sèche ou la prairie. Il y a tellement de liaisons entre la vache, la brebis et les insectes. Entre la bouse et le sol. Tellement d’éléments structurants qui se créent entre zones pâturées, piétinées et les refus. Les liaisons entre les êtres sont multiples. Faire pâturer une zone humide c’est faire naître l’art des conséquences.

C’est engendrer une subtilité de faits qui peuvent paraître évidents de prime abord, mais qui sont faussement simples. Il y a tellement d’impacts qui font tellement de bien dans le pâturage extensif. Aussi, dans le cadre du programme CYNEP, les chasseurs l’ont bien compris et ils assurent la gestion des milieux naturels en collaboration avec les agriculteurs.

Ainsi avec le projet CYNEP, Maxime Gaubert a rédigé un plan de gestion de la tourbière de Bouloc à Salles-Curan ou le pâturage tient une place des plus importante. Aujourd’hui, la zone humide est pâturée par des chevaux pour le plus grand bonheur de la foultitude d’espèces qui profitent de leur présence.

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Article original publié sur Millavois.com | Lévézou Pareloup

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