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Millau. Confinée à Barcelone

Elle fait partie de ceux qui ont quitté Millau pour s’installer dans d’autres contrées plus ou moins lointaines. Karine, Millavoise d’origine, vit à Barcelone où elle a fondé une famille et donne des cours de français.

Karine, son mari Oriol et leurs deux filles, Chloé et Emma, 14 et 10 ans, habitent un appartement dans le quartier central de « Eixample Dret », réputé pour ses monuments emblématiques comme la Sagrada Familia de l’architecte Antonio Gaudí. Traversé par de larges avenues aux façades de style art nouveau, il est très prisé des familles, des étudiants et bien sûr des touristes. De jour comme de nuit, c’est un quartier qui vit.

Mais voilà, depuis le 14 mars, comme un peu partout dans le monde, la belle et bouillonnante ville catalane semble s’être arrêtée de vivre, et ses habitants sont confinés.

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Karine nous raconte leur quotidien

« Les habitants du quartier et les Catalans en général, ont vite pris le confinement très au sérieux. Le 30 mars, nous sommes passés en confinement beaucoup plus strict : il n’y a plus personne dans les parcs, aucun enfant n’est dehors et les activités sont réduites au minimum : seuls les entreprises et les commerces indispensables à la vie de tous les jours sont en activité.

Les particuliers ne sont autorisés à sortir que sous certaines conditions : il faut être seul, et justifier que la sortie soit liée à des courses alimentaires ou à un motif vital ou médical. Les contrôles sont très fréquents et la police locale ne plaisante pas ! Sur les véhicules, un message défile en lettres néon : “ Gràcies per quedar-te a casa ” (merci de rester à la maison).

Les contrôles de police sont très nombreux. ©DR

À l’entrée des magasins alimentaires, il y a toujours une employée pour donner des gants et réguler le flux de clients. La queue se fait à l’extérieur en respectant deux mètres entre chaque personne.

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L’intégralité du magasin bénéficie d’un marquage au sol qu’il faut scrupuleusement respecter et très peu de personnes sont admises en même temps à l’intérieur.

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Nous ne manquons de rien excepté de gants, j’ai parlé avec la caissière, elle m’a dit que ce qui manque le plus maintenant outre les gants et les gels hydroalcooliques, ce sont les vins, les gâteaux salés d’apéritif et bougies d’ambiance : c’est original !

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Les avenues habituellement bondées de passants et de véhicules sont désertes, on voit seulement quelques voitures ou des taxis. Le problème, c’est que comme les services de nettoyage ne passent pas aussi souvent ou plus, je ne sais pas, la ville est sale… on peut voir des plastiques sur les parterres de fleurs.

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La vie à l’intérieur

Nous habitons dans un appartement, notre seul regret est de ne pas avoir de jardin, mais nous sommes tous en bonne santé.

Nous connaissons des gens qui ont perdu des proches, des parents, décédés du coronavirus, alors nous mesurons notre chance d’aller bien. Je prends souvent des nouvelles de ma famille en France, tout le monde est en bonne santé, c’est rassurant.

À la maison, mon mari et moi sommes en télétravail et les filles ont les cours à domicile, j’ai la chance de pouvoir les aider. Le reste du temps, on s’occupe, comme tout le monde. Parfois, le salon c’est Legoland et Puzzleland !

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Il y a pourtant une chose surprenante et agréable : les fenêtres restent souvent ouvertes et nous entendons les oiseaux chanter. Nous pouvons respirer de l’air pur ce qui d’habitude est impossible : il faut voir le bon côté des choses » !

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