Millau. Les « Impressions millavoises » de Sylvia Grandperrin

D’origine vénézuélienne, Sylvia Grandperrin est une aquarelliste vivant et peignant à Paris.

Elle peint ses tableaux par touches subtiles, tout en nuances sans jamais craindre les imperfections. Car la beauté naît pour elle de l’irrégularité des lavis, des symétries imparfaites, des migrations de pigments hasardeuses. Ce qui compte, c’est ce que l’on projette dans ses réalisations, la relation intime que chacun noue avec ses créations.

Sylvia Grandperrin (© Gérard Rouquette)

Dans l’univers de Sylvia Grandperrin, les couleurs ont une présence affirmée, une patine particulière. Elle aime autant les demi-teintes que les contrastes audacieux. Elle va spontanément vers les tons qui lui plaisent sans se préoccuper des codes classiques de l’aquarelle. L’observation fait partie intégrante de sa vie, elle admire les lignes, les nuances, les lumières.

Son métier d’architecte la mène en Afrique puis vers une grande compagnie aérienne française. Elle fait plusieurs fois le tour de la terre, s’imprègne de ses multiples paysages, ses ambiances innombrables, ses luminosités infinies.

Puis son parcours la conduit à la création de bijoux, art qu’elle continue de pratiquer aujourd’hui.

© Gérard Rouquette

En 2015, elle renoue avec le dessin et la peinture. Elle rejoint l’Atelier du Passage à Paris qui regroupe des artistes aussi talentueux que Marc Folly, Ewa Karpinska, Isabelle Corcket

Elle devient l’élève d’Helen Ström qui lui enseigne la technique de l’aquarelle et l’approche du sujet, comment prendre le temps de poser son regard sur ce qui nous entoure. Dessiner ou peindre sur place force à ralentir. Analyser l’objet devient une forme de méditation. Une esquisse devient le moyen de connaître un lieu, d’acquérir le sens de l’endroit où l’on se trouve, d’y apprendre ses secrets.

© Gérard Rouquette

En 2018, elle effectue un séjour en Aveyron. Séduite par le charme de Millau et de ses environs, elle y pose pour un temps son chevalet et ses pinceaux. Elle peint les cafés, le marché, le Sacré-Cœur, les maisons de maitre, le parc de la Victoire… Et c’est tout naturellement que Jean-Pierre Marchant, Millavois d’adoption et amateur d’art, lui propose de conclure son séjour par l’exposition « Impressions millavoises ».

Chaque œuvre est le commencement d’une conversation avec celui qui la regarde. Elle exprime ce que Sylvia Grandperrin ressentait lorsque l’œuvre a été créée. C’est un transfert d’énergie.

© Gérard Rouquette

A travers la technique de l’aquarelle, sa capacité à danser avec la lumière et la couleur, Sylvia Grandperrin invite les Millavois à compléter les détails et à poursuivre la conversation.

A voir jusqu’au 9 juin à la salle Costantini, place Foch. Entrée libre.