Millau. Archimaginaires de passage

La première exposition 2019 de Passage à l’Art, qui commence ce jeudi 7 mars au n°2 de la rue Droite, est consacrée aux cartons et croquis de Jean-Louis Marc.

Celui-ci est architecte DPLG, on lui doit la transformation d’une partie des bâtiments industriels de la ville du Creusot en cité universitaire et il exerce toujours son métier à Paris, mais aussi en Lozère tout en résidant dans le sud Aveyron, avec sa compagne artiste graveuse dans le village de Fondamente.

Ce n’est pas là son seul passage à l’Art, il a lui-même été galeriste dans le XIIIe arrondissement de Paris de 1993 à 2004…

Dans son métier actuel, tout commence par des croquis. Puis le passage du plan au volume met en œuvre divers matériaux que des corps de métiers spécialisés dans les différentes étapes du bâtiment mettent en forme pour parachever le corps de l’œuvre initiale…

Mais quelquefois et peut-être même souvent, Jean-Louis projette des constructions insolites dans des contextes qui peuvent l’être tout autant : une ville dans la jungle sans abattre les arbres en place, une autre sur l’Océan, des nacelles en fuseau accrochées entre deux parois de roche et tant d’autres projets imaginaires qui n’empruntent pour l’instant au réel qu’une surface de carton gris, recyclage vertueux d’un emballage de chocolat, et le tracé indélébile d’un stylo à bille…

Ce sont ces croquis-là qu’il nous propose, loin des contraintes administratives et des querelles de voisinage, loin de la spéculation immobilière et de l’uniformisation déshumanisée de la plupart des tissus urbains ; une œuvre anartiste et anarchitecturale, une littérale utopie qui remet dans la réalité la part de rêve dans laquelle sommeillent les germes de tant d’autres possibles.

Exposition du 7 mars au 17 avril, donnée à voir tous les jours par les vitrines, ouverte les mercredis de 15h30 à 18h30, les jeudis et vendredis de 15h à 18h30 ainsi que les vendredis matins ; possiblement aussi sur rendez-vous… Renseignements, réservations au 06 88 89 98 54.