La grotte de Nabrigas avec le Club Cyclo Millavois

Dans la vallée de la Jonte, au loin sur le relief rocheux, la grotte de Nabrigas se cache.

Samedi 24 novembre, le Club Cyclo Millavois propose des randonnées cyclistes aux licenciés affiliés FFCT. Rendez-vous place de la Capelle devant la Maison des Grands Evénements, les départs s’échelonnant de 13h30 à 13h40.

  • Randonnée A (personnalisable, 80 km, dénivelé + 1042 m) : Millau – Paulhe – La Cresse – Rivière – Boyne – Peyreleau – Les Terasses – Côte du Maynial – Le Maynial – Veyreau – Les 4 Routes – St Jean de Balmes – Aleyrac – Peyreleau – Boyne – Rivière – La Cresse – Millau.
  • Randonnée B (personnalisable, 72 km, dénivelé + 614 m) : Millau – Paulhe – La Cresse – Rivière/Tarn – Boyne – Le Rozier – La Jonte – Le Truel – Les Douzes – Sourguette (maison carrée) et retour.

L’assemblée générale du club aura lieu le vendredi 7 décembre au Créa. Dès aujourd’hui, vous pouvez commander vos tenues CCM 2019 en imprimant le fichier prévu à cet effet. Celui-ci vous a était envoyé par mail.

De plus amples détails sur le parcours sont disponibles sur : http://clubcyclomillavois.fr (rubrique activité) et sur les tenues (rubrique boutique)

Le cyclo c’est aussi ça ! Les vététistes du CCM s’apprêtent à descendre un des sentiers qui rejoint le Larzac au Monna dans la vallée de La Dourbie.

Sur le parcours : La grotte de Nabrigas

La grotte de Nabrigas est une petite perle posée sur le rebord sud du Causse Méjean, au-dessus des gorges de la Jonte.

Il y a de quoi rêver, à Nabrigas. Ça commence avec le site, impressionnant, grandiose, perché au-dessus des Gorges de la Jonte. Atteindre l’entrée représente déjà en soi une balade magnifique. Son entrée, protégée par les arbres d’un petit bois, apparaît comme un havre d’intimité. Un porche partiellement muré, et on pénètre dans une première salle vaste, tiède. Le sol, couvert d’une épaisse couche de fumier de brebis, est souple sous le pas. Y marcher est agréable.

Nabrigas

La grotte s’organise autour d’une galerie principale, confortable, où l’on est presque toujours debout, s’élargissant régulièrement en petites salles , lançant de-ci de-là des galeries secondaires peu développées. De par l’ancienneté de sa découverte, on peut y lire des centaines d’inscriptions, tracées ou gravées, témoins de  toutes les générations d’explorateurs qui s’y sont succédé. A chaque époque sa graphie, c’est assez émouvant. Nabrigas prendra un jour de la valeur grâce à toutes ses inscriptions humaines, lorsque les siècles lui seront passés dessus.

Au fond de l’une des galeries, un panneau de roche tendre est couvert de striures profondes. Les griffures d’un ours des cavernes préhistorique. Belle récompense.
On ne s’étonne pas que les hommes aient choisi de s’installer là depuis longtemps. Car il y a eu du monde, ici, depuis le paléolithique, puis à toutes les époques.

C’est là, dit-on, qu’au XIXe siècle Edouard Alfred Martel a commencé sa carrière d’homme des profondeurs, happé par la passion de l’archéologie avant de, plus tard, se consacrer plutôt à la spéléologie sportive et exploratoire. Il a en particulier laissé sa trace dans un petit endroit de la grotte, la « poche Martel », murée à l’époque, mais que son œil explorateur a détectée alors que tout le monde n’y voyait que du feu. Sa fouille a mis au jour un petit trésor, des ossements d’animaux préhistoriques, des débris de poterie…