Education

Collège Marcel-Aymard de Millau : Pourquoi la grève ?

Les syndicats lycéens, étudiants et enseignants appelaient à un mouvement de grève, ce mardi 6 février, pour demander les retraits de la réforme sur l’accès à l’université et du projet d’un nouveau baccalauréat. Une grève peu suivie si l’on en croit les chiffres communiqués par l’Education nationale : 3,62 % de grévistes en ce qui concerne le corps enseignant.

Au collège Marcel-Aymard de Millau, on a profité de ce mouvement national pour mettre en avant un autre problème : celui des dotations horaires. Et semble-t-il avec plus de mobilisation, puisqu’aujourd’hui 34 professeurs et 11 surveillants étaient en grève.

Réunis ce matin au café La Perle, surveillants et représentants des personnels enseignants (Sud Education, SNES, Sgen/CFDT, soutenus par la FCPE) ont mis en parallèle « les dotations horaires insuffisantes », et « les lourdes contraintes générées par la taille du collège » qui seraient sous-évaluées.

« Temps de trajets longs, difficultés sociales, décrochage scolaire, accueil de primoarrivants : les problématiques sont diverses et appellent à des moyens particuliers pour y faire face », affirment les grévistes. « Au lieu de ça, on nous enlève régulièrement des heures depuis 5 ans », peste Gaëlle Brient  (Sud Education). Et de dénoncer une DGH (dotation globale horaire) en baisse de 23,5 h pour la rentrée prochaine, pour un nombre d’élèves équivalent. D’où « des classes surchargées ». « Un élève millavois passe sa scolarité dans des classes de 30 élèves alors qu’ailleurs c’est 25, souligne l’enseignante. On a même des classes de 32 élèves en langues ! »

Les grévistes pointent aussi du doigt « les économies de structure » faites sur le dos des élèves, démultipliées par la taille du collège millavois. « Tous les moyens octroyés sont au plus bas ! », expliquent-ils, en prenant pour exemple « une vie scolaire sous-dotée en surveillants, trois postes d’agents en moins et un en attente, ou encore un équipement informatique qui fait également défaut ». « Pourquoi un adolescent de Millau aurait-il dramatiquement moins de besoins qu’un autre adolescent en France ? Pourquoi toujours donner moins au collège public et laïque ? »

Au chapitre des revendications, le personnel gréviste demande « une classe supplémentaire pour chaque niveau avec les postes correspondants, un poste de français et un poste d’anglais, cinq postes de surveillants, un directeur de SEGPA, un troisième CPE et des moyens numériques correspondants aux ambitions des programmes ».

« On demande aussi à rencontrer tous les acteurs, avertit Gaëlle Brient. Député, élus du Conseil départemental, maire… » Avant d’évoquer le vieux serpent de mer d’un deuxième collège public pour la ville de Millau…

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