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Millau. Les apiculteurs du rucher-école se mettent à l’abri

Se lancer dans l’apiculture pour récolter son propre miel, c’est bien, mais le faire avec un minimum de formation, c’est encore mieux si l’on veut éviter les déconvenues…

C’est à cet effet que le rucher-école de Millau a vu le jour en 2012 sous l’impulsion de Georges Causse, qui avait dans un premier temps installé les ruches au jardin du Chayran.

Ce rucher-école, antenne de « L’Abeille de l’Aveyron », le syndicat départemental d’apiculture, est l’un des deux endroits dans le département (avec le rucher de Toizac, près d’Olemps), où les apiculteurs débutants sont accueillis pour récolter les conseils nécessaires au démarrage de leur activité ou pour se perfectionner.

Après un déménagement aux Fialets dès 2013, les ruches et leurs nombreuses habitantes ont une nouvelle fois dû aller voir ailleurs. « C’était devenu compliqué par rapport aux piqures des abeilles qui ennuyaient les entreprises environnantes », explique Yves Trémolières, le responsable du rucher.

C’est désormais aux Garrigues (1500 m après le croisement de Saint-Beauzély sur la D911), que ces demoiselles sont installées depuis 2019.

Le container désormais aménagé trouve aussi une utilité à l’heure du petit déjeuner…

Quinze jours de travail

Si les 16 colonies actuellement en production bénéficient d’un environnement idéal sous la surveillance bienveillante des apiculteurs du rucher, il n’en était jusqu’à présent pas de même pour ces apiculteurs qui utilisaient jusqu’à présent un container en ferraille qui faisait office de bureau, de rangement, et d’abri pour stocker les divers matériels nécessaires au bon fonctionnement de « l’école des abeilles ». « L’été, c’était une vraie étuve », témoigne Yves Trémolières.

L’apiculture, on a la fibre ou on ne l’a pas. C’est un virus, mais on veut le garder celui-là. On a du mal à le lâcher ». Yves Trémolières

Aussi, avec le concours de l’entreprise Sévigné et le travail des bénévoles, notamment Didier Cros et Jacques Privat, le container vient d’être aménagé : remise en état, isolation en bois, ajout d’un appentis en bois pour stocker notamment les hausses vides attaquées par la fausse teigne, ajout d’une cuve de 1000 litres d’eau… Une quinzaine de journées de travail pour au final un local d’appoint « qui donne une meilleure image du rucher école et du syndicat à ceux qui y viennent », se félicite Alain Teissier co-président de « L’Abeille de l’Aveyron ».

Alain Teissier, co-président de « L’Abeille de l’Aveyron », présente un piège à frelon asiatique, l’ennemi juré des abeilles… et donc des apiculteurs.
Yves Trémolières, responsable du rucher-école de Millau.
Didier Cros sous l’appentis en bois. Cet appentis aéré permet de stocker à l’extérieur du container les hausses attaquées par la fausse teigne. Aussi appelée « Papillon de la ruche », la fausse teigne est un papillon vorace et invasif qui se nourrit de la cire des rayons et de leurs contenus lors de son développement. Le papillon parasite n’aimerait pas les courants d’air…

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