Actualité

Il y aurait moins d’habitants en Aveyron en 2070 qu’aujourd’hui

L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) vient de publier une étude sur la démographie de la région Occitanie à l’horizon 2070.

« Si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, l’Occitanie compterait 6,7 millions d’habitants en 2070, note le rapport de l’INSEE. Sa population augmenterait de 824.000 habitants en 50 ans. Ce serait la progression la plus forte des régions de France métropolitaine. »

Malgré des décès supérieurs aux naissances, la région gagnerait des habitants grâce aux flux migratoires, les arrivées étant plus nombreuses que les départs sur l’ensemble de la période. La croissance s’essoufflerait cependant au fil du temps, avec le creusement du déficit naturel. La population vieillirait. « Le nombre de seniors de 65 ans ou plus augmenterait de 835.000 personnes et celui des jeunes de moins de 20 ans baisserait de 96.000. La Haute-Garonne et l’Hérault se distingueraient par de fortes croissances de population alors que les Hautes-Pyrénées, l’Aveyron, le Lot et la Lozère perdraient des habitants », explique le rapport.

38,5 % des Aveyronnais auront plus de 65 ans

Si l’Occitanie verra donc sa population augmenter, ce n’est pas le cas de tous les départements qui la compose, et notamment celui de l’Aveyron. En effet, si les Hautes-Pyrénées sera selon les prévisions le seul département à perdre régulièrement de la population sur la période 2018-2070 (- 9000 personnes), « l’Aveyron, le Lot et la Lozère compteraient également moins d’habitants en 2070 qu’en 2018, mais avec un recul plus limité ».

Après une période de légère croissance (environ + 0,1 % par an entre 2018 et 2030), tous trois atteindraient leur pic de population à l’horizon 2040. Ensuite, les déficits naturels deviendraient plus forts que les excédents migratoires.

La population aveyronnaise, estimée à 279.274 habitants en 2018, augmenterait jusqu’à 282.000 en 2050 avant de baisser et d’atteindre 276.000 en 2070. La part des personnes âgées de 65 ans et plus passerait de 27,1 % en 2018 à 37,2 % en 2050, et même 38,5 % en 2070.

Le cas particulier du Lot

Le Lot se distinguerait avec deux évolutions opposées et particulièrement marquées. D’une part, il serait le département français avec la 4e plus forte contribution négative du solde naturel entre 2018 et 2070 (– 1,03 % par an). D’autre part, il serait le 2e département ayant la plus forte contribution positive du solde migratoire (+ 1,01 % par an).

Article original publié sur Ruthénois.com

Bouton retour en haut de la page