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À la recherche de trésors au Minier

Depuis environ cinq ans, et avec l’organisation, en 2020, d’un Programme Collectif de Recherche (PCR), historiens, archéologues, géologues et géochimistes se sont penchés sur l’histoire de la Vallée du Minier, commune du Viala-du-Tarn.

Depuis le début de ce mois d’août 2021, une dizaine de professionnels ou passionnés d’histoire et d’archéologie, répartis en quatre équipes, prospectent différents sites, extraient des objets d’étude puis les analysent pour identifier les circuits de diffusion des métaux, des monnaies comtales aux objets en plomb du quotidien.

Maison double © Nicolas Minvielle Larousse

« Le chantier du Minier est un site passionnant, car on a là des sites médiévaux qui n’ont pas été altérés par les époques suivantes. C’est aussi un des sites du midi de la France sur lequel nous avons le plus d’archives d’écrits. Et puis au Minier, les maisons médiévales sont en très bon état et encore visitables », affirme Alain Bernat, habitant de la commune, engagé depuis des années dans la connaissance et la sauvegarde du patrimoine local.

Soutenue par la commune, le ministère de la Culture, le Conseil départemental de l’Aveyron et la région Occitanie, l’équipe de recherche est coordonnée par Nicolas Minvielle Larousse (de l’Ecole française de Rome, Université d’Aix-Marseille).

L’objectif des travaux de cette année est de faire une prospection de la Vallée pour identifier des zones d’extraction et d’exploitation des minerais pour avoir un certain nombre d’hypothèses sur la façon dont les mineurs ont aménagé la Vallée. Leur implantation sur le territoire, l’évolution des populations, leur organisation, etc.

« Nous savons qu’entre le XIIe et le XVe siècle, au moins, cette vallée a été l’objet d’exploitations de gisements de plomb et d’argent. Cette activité, parfois intense, a mené à la création d’habitats formant le hameau actuel du Minier et a généré une forte activité économique sur ce même espace », nous livre le médiéviste.

C’est après une année marquée par la crise sanitaire, que le groupe d’étude ayant consacré ce temps à la poursuite du dépouillement d’archives, à des travaux de topographie et à des prospections complémentaires, a pu retourner sur le terrain pour confirmer ou infirmer certaines hypothèses.

Un compte rendu public devrait avoir lieu dans les mois à venir pour valoriser ces heures de recherche passionnantes.

Via
Emeline Gilhodes
Source
Office de tourisme du Pays de la Muse et des Raspes du Tarn
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