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Opinion. « Problèmes de pollutions sur la Dourbie, une des plus belles rivières de l’Hexagone »

La pollution ou plutôt les pollutions ont entraîné une interdiction de baignade sur la commune de La Roque-Sainte-Marguerite. Un arrêté du 6 août 2021 a dû être pris en ce sens pour le site du pont de La Roque.

Elle n’est apparemment pas responsable, mais la station d’épuration de ce village a une cinquantaine d’années et elle est en mauvais état (fendue à plusieurs endroits), elle a été construite et financée quand l’armée a rendu des terres à la commune. L’ancienne municipalité n’a pas eu le temps de finir le travail pour la remplacer, une étude a toutefois été effectuée concernant ce remplacement.

La Covid, les élections plus la mise en place de la nouvelle municipalité (le 22 mars 2020) ont ralenti la mise en œuvre. Il est grand temps de faire quelque chose pour arrêter la catastrophe.

La présence d’entérocoques dans l’eau indique qu’elle a été contaminée par des selles… L’eau ainsi contaminée peut contenir des microbes (bactéries, virus ou parasites) qui causent des problèmes de santé sur les humains et la population de la rivière.

Le manque d’eau et son réchauffement favorisent la prolifération d’algues grandes consommatrices d’oxygène. Tout ceci contribue à des problèmes qui s’aggravent de jour en jour et rendent notre rivière et sa population en souffrance.

Beaucoup de communes bordant la Dourbie ne sont pas conformes dans le traitement de leurs eaux usées (campings recevant comparativement à leurs années d’existence un surplus de touristes, maisons individuelles, etc.)

Le phénomène des barrages que font des personnes profitant de la fraîcheur de la rivière, non informées de la destruction du biotope, provoque le réchauffement de l’eau de la rivière favorisant la prolifération d’algues et le colmatage des fonds.

Exemple des conséquences du réchauffement de l’eau, la prolifération des cyanobactéries : le 28 juillet 2019, au Monna, un chien a été victime d’un empoisonnement après s’être désaltéré. Le chien a été pris de vomissements puis de convulsions, a expliqué la propriétaire. Transporté rapidement chez le vétérinaire, l’animal est décédé. Certaines espèces d’algues peuvent produire et libérer des toxines susceptibles de provoquer chez les baigneurs des irritations et des rougeurs de la peau et des yeux, mais aussi des maux de ventre, des diarrhées et des nausées en cas d’ingestion.

Tout ceci contribue à des problèmes qui s’aggravent de jour en jour et rendent notre rivière et sa population en souffrance. A ce sujet, l’APPMA de Millau (Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique) compte bien sensibiliser les élus locaux afin de lancer une campagne d’information sur les effets néfastes des activités humaines, notamment de loisirs et leur impact négatif sur la vie de rivière. Il est espéré une prise de conscience rapide qui pourrait déboucher sur une campagne de communication et d’affichage dans les différents lieux sensibles.

De plus, au vu des résultats et de l’impact néfaste du cadmium et du plomb (Mine de Villemagne) sur le corps humain, la Fédération de pêche du Gard affiche un arrêté préfectoral d’interdiction de pêche en vue de la consommation du poisson sur le territoire suivant : aval Bramabiau et le cours d’eau du Trévezel, de la prise d’eau (amont usine électrique) jusqu’à l’aval de Trèves au niveau des pertes d’eau jusqu’à la confluence avec la Dourbie.

En sachant que les métaux lourds (plomb, cadmium) véhiculés par l’eau ne s’arrêtent pas à une frontière délimitant le département et continuent leur course dans la Dourbie notamment par une résurgence au lieu dit Les Gardies, commune de Revens (Gard) et Jouquemerle commune de La-Roque-Sainte-Marguerite…

L’agence de l’eau du bassin Adour-Garonne a une station d’analyses au niveau du Monna qui montre la présence de cadmium et du plomb dans les eaux, mais à un taux encore très faible pour justifier une alerte. Mais les métaux lourds sont bien là, en aval.

Réglementation 2021

En espérant que chacun prendra ses responsabilités à deux mains pour régler les problèmes de notre chère Dourbie.

Nous vous remercions tous, particulièrement les pêcheurs premiers lanceurs d’alerte, les particuliers et les élus des communes de votre compréhension et de la participation à informer pour le plus grand bien du vivant et la sauvegarde de cette si belle rivière !

Cosignataires : AAPPMA de Millau ;
AAPPMA de Nant, Saint-Jean-du-Bruel, Sauclières ;
AAPPMA de la Dourbie (Gard)
et la Fédération des Grands Causses.

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