ActualitéMillau

Millau. « Une semaine sans ma voiture » : 96 % de gens heureux

Vendredi sur le site de Saint-Côme, Hélène Jacquemin et d’autres membres de l’association In’VD invitaient Emmanuelle Gazel, maire de Millau et Sylvie Marty, directrice des hôpitaux du Sud Aveyron pour dresser un bilan de l’opération « Une semaine sans MA voiture à l’hôpital » qui s’est tenue du 28 mai au 4 juin à Millau et le 7 juin à Saint-Affrique.

Une semaine durant laquelle il était proposé au personnel hospitalier de laisser sa voiture au garage afin d’essayer d’autres solutions de mobilité, plus douces et surtout moins polluantes.

L’occasion pour Hélène Jacquemin de remercier la Ville de Millau et notamment « l’omniprésent » Yannick Douls, élu à la Ville et à la communauté de communes en charge des mobilités, le Parc naturel des Grands Causses ou encore la Direction à la sécurité routière.

Un événement pour affiner le kit

Forte du succès de la première édition qui s’était déroulée à Saint-Beauzély en 2019, l’association In’VD a décidé de fournir un kit destiné aux collectivités et aux associations désireuses de promouvoir la mobilité douce. Lauréats de la votation citoyenne Budget participatif « Montagnes d’Occitanie » il y a quelques mois, les membres d’In’VD travaillent depuis sans relâche à l’élaboration de ce fameux kit, notamment au choix des véhicules qui composent sa flotte.

« Cette semaine à l’hôpital était notre deuxième événement pour affiner ce kit, souligne Hélène Jacquemin. C’est comme de l’Ikea, mais c’est du In’VD, c’est moins polluant », sourit-elle.

Notre objectif est d’amener les personnes en territoire rural à envisager d’autres solutions de mobilité que la voiture solo. Et quand les gens essayent, ils se rendent compte qu’ils en sont capables ! » Hélène Jacquemin

« On a planté une graine »

De cette deuxième expérience, Hélène Jacquemin retiendra quelques chiffres… 1, comme une naissance, une panne de vélo, une infirmière en psychiatrie qui a fait Azinières / Millau en VAE. 34, comme le nombre de véhicules doux empruntés. 29, le nombre de personnes qui souhaitent poursuivre l’utilisation d’un VAE après l’événement. 2, comme le nombre de personnes qui ont râlé. 96, comme le pourcentage de gens heureux…

Mais aussi, 4, comme le nombre de visiteurs lors de la première journée de lancement. C’est en effet le seul bémo, car si l’opération reste une réussite, elle n’a pas eu le succès populaire escompté. « Je suis un peu désolée de la faible participation, s’excusait presque Sylvie Marty. Peut-être ce n’était pas le bon endroit. Les gens viennent à l’hôpital pour se soigner, et le personnel soignant est occupé… Mais je me félicite que les soignants aient promu les déplacements doux. »

« On a planté une graine, on espère qu’elle va fleurir », poétise Eric Artières, médecin et membre de l’association In’VD.

Des véhicules doux pour les agents de la Ville ?

« Cette action permet de changer les habitudes de façon ludique, mais je voudrais resituer cet événement dans une volonté politique plus globale », a expliqué pour sa part Emmanuelle Gazel. « Nous avons la volonté très forte d’encourager toutes les mobilités douces pour une baisse de la place de la voiture dans la ville, et ce genre d’actions permet d’essayer sans s’engager. Plus il y aura de pistes cyclables, plus il y aura d’espaces partagés, plus la place de la voiture diminuera et plus les déplacements à vélo seront sécurisés. »

Un signe fort serait peut-être d’inciter les quelque 480 agents de la Ville, 90 de la communauté de communes et 80 du CCAS à utiliser d’autres modes de déplacement que la voiture… « On peut y réfléchir », assure Emmanuelle Gazel.

Une commande de 14 vélos pour les agents de la Ville aurait déjà été faite. Arriveront-ils avant la nouvelle Vélorution de Millau prévue le 5 septembre ?

Bouton retour en haut de la page
X