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Sud-Aveyron. Sébastien Vignette est le nouveau secrétaire général de la Confédération de Roquefort

Sébastien Vignette, le délégué général du Medef de Haute-Garonne, a quitté l’organisation patronale pour le sud-Aveyron. Il est depuis lundi 22 mars le nouveau secrétaire général de la Confédération générale des producteurs de lait de brebis et des industriels de Roquefort.

De la Normandie à L’Aveyron

Ce Normand de naissance a multiplié les expériences professionnelles dans des domaines variés : Medef, Chambre des métiers, audit et conseil en ressources humaines et sociales, enseignant en faculté de droit, directeur de publication du journal économique « Entreprises Occitanie » ou encore responsable de contentieux à la CPAM de Toulouse. Si le secteur de l’agriculture, tout comme le département de l’Aveyron sont totalement inconnus pour lui, il est bien plus motivé qu’inquiet, et utilisera ses expériences transversales pour ce poste resté quelque temps vacant.

Quand je ne connais pas, ça ne me donne pas envie de fuir, ça me donne plutôt envie d’y aller ! »

Du Medef à la Confédération de Roquefort

À 48 ans, l’homme qui se nourrit de challenges et d’expériences explique que « c’est le goût du produit » qui l’a conduit en Aveyron. Motivé par ce nouveau défi et en poste depuis une semaine, il a préféré rencontrer les acteurs du territoire et de la filière avant de prendre en main les dossiers de fond.

S’il semble qu’un monde sépare ces deux entités, Sébastien Vignette « n’a pas le Medef honteux » ! Il précise que le Medef sur un territoire « n’est pas ce que l’on imagine dans une dimension parisienne » et que « c’est vraiment un travail d’accompagnement des entreprises ». Il explique que les deux expériences professionnelles sont « proches sur certains aspects comme dans leurs dimensions politiques, stratégiques et de pilotage » et que son parcours au sein du syndicat, s’il suscite des interrogations, « n’est pas un frein, bien au contraire ».

J’ai travaillé et je l’assume pleinement, avec de grandes entreprises, mais aussi avec des petites structures. La moitié des entreprises comptaient moins de dix salariés. Il n’y a pas de petits ou de grands patrons, il n’y a que des entrepreneurs : une entreprise c’est avant tout une aventure humaine ».

Une dynamique humaine collective

« Ce qui diffère de mon précédent poste, c’est ce qui m’a séduit, ce qui m’a donné envie de dire oui, c’est d’être au service d’un produit, d’un territoire, et ce n’est pas n’importe quel produit. Il peut faire la fierté de chacun d’entre nous ».

Sur le terrain, à la rencontre des acteurs locaux de la Confédération, « au terme d’une semaine d’échanges nourris », il a senti « une fierté collective touchante de tous les travailleurs de la filière » qui l’a conforté dans son choix professionnel.

« On travaille pour embarquer un collectif au-delà parfois de certaines divergences historiques et de position, et c’est ce qui me motive ».

Conscient de l’ampleur de la tâche, il se dit « emballé » par « cette motivation de tous à travailler ensemble » et prêt en mettre en place des projets structurants et à développer des initiatives comme « la Maison du Roquefort ».

Il ne rentrera pas dans le détail des gros dossiers, par humilité certainement, mais aussi par souci de réaliser « un diagnostic de terrain » sans « ignorer les sujets prégnants » qu’il abordera plus tard, mais « pas avant d’avoir échangé avec la centaine d’acteurs locaux de la confédération ou leurs représentants ».

Cet amateur et consommateur de chocolat, de Champagne, mais surtout de fromages mise sur « une dynamique collective » pour être au service du Roquefort, qui « fait partie de la gastronomie, de la culture et du patrimoine français ».

C’est le collectif qui a fondé la Confédération, qui continuera à le faire vivre, chacun acteur de la dynamique de son territoire ».

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