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Aveyron. Les restaurateurs contraints de fermer à nouveau leurs portes

Ils avaient été autorisés à ouvrir leurs établissements aux ouvriers du bâtiment et aux salariés itinérants sur décision préfectorale à la fin du mois de janvier dernier.

Le confort d’un repas assis dans un restaurant pour tous ces salariés n’aura été que de courte durée puisqu’à la suite d’une réunion en visioconférence avec la préfète et les acteurs économiques du département, la préfecture a décidé de suspendre cette autorisation dès lundi 29 mars.

Cette décision est justifiée par les très mauvais chiffres de l’épidémie sur le département et fait planer le doute sur d’éventuelles mesures supplémentaires restrictives comme dans d’autres départements fortement impactés.

Les restaurateurs en colère

C’est un nouveau coup dur pour la cinquantaine de restaurateurs qui avaient pu rouvrir en respectant un strict protocole sanitaire renforcé et chez lesquels aucun cluster n’a été recensé. La plupart le vivent comme une injustice et ne cachent pas leur colère comme les patrons du restaurant de « La poste » à la Cavalerie.

« Nous venons d’apprendre qu’une fois encore nous sommes pris pour cible dans le simple exercice de nos fonctions… Nous, les restaurateurs, qui avions pris un petit bol d’air fin janvier en ayant l’autorisation “suprême” d’accueillir décemment au chaud, et simplement le midi, les ouvriers du BTP.

Il ne leur aura fallu que deux mois pour nous pointer du doigt et nous mettre à terre une fois de plus. Pensez-vous qu’avec le peu de couverts et les conditions sanitaires mises en place nous soyons les plateaux tournants du virus ? »

L’Aveyron en sursis ?

Bien qu’aucune annonce officielle n’ait été faite sur un éventuel reconfinement du département ou des mesures plus strictes, les chiffres du département ne laissent rien présager de bon s’ils continuent d’augmenter.

À cette heure, aucune décision n’a encore été prise, elle dépendra de l’évolution de l’épidémie. Plus que jamais, la préfecture rappelle l’importance de « respecter les mesures en vigueur notamment dans l’espace public », de « limiter ses interactions sociales » et de « se faire dépister au moindre doute ».

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