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Variations autour de La Couvertoirade : Menhir et dolmen

Tout a été écrit, raconté, exploré autour de la cité de La Couvertoirade. L’histoire des Templiers, des Hospitaliers n’a plus de secret pour vous. Vous aimez venir flâner de temps en temps dans les ruelles de la cité, déguster une glace ou une crêpe au cœur des remparts. Mais savez-vous qu’à quelques mètres de la cité, des trésors vous attendent ? Cachés dans les buis, dans le creux des dolines, ils n’attendent plus que vous pour se révéler. Alors, munissez-vous d’un peu de courage, une bonne paire de chaussures, un peu d’eau et suivez-moi. Je vous emmène hors des sentiers battus, découvrir un patrimoine exceptionnel.

Aujourd’hui, ouvrons grand la fenêtre du temps pour respirer un bon coup. A une heure et un kilomètre de La Couvertoirade, les traces les plus improbables de nos ancêtres s’entêtent et demeurent, affleurant en dalles mortuaires sous lesquelles gisent les lambeaux d’une mémoire qu’un renard de passage réveille parfois.

Allez, venez, on vous emmène au pays des dolmens.

Savez-vous que l’Aveyron est l’endroit de France où il y a le plus grand nombre de dolmens et de menhirs ? Eh oui, amis bretons, vous pouvez ranger vos binious et danser le quadrille de Locquénolé sur le site de Carnac, n’empêche que nos Rutènes et nos Volsques furent plus actifs que les Vénètes et les Namnètes.

©DR

Dans les temps reculés, il semble que deux groupes distincts aient vécu côte à côte sur le Larzac. Dans la partie dolomite, pays des rochers tourmentés et des pins sylvestres, un groupe de chasseurs pratiquaient les inhumations dans les grottes sépulcrales. Dans la partie plus riche où règnent les dolines fertiles, un groupe de cultivateurs et éleveurs édifiaient des dolmens pour honorer leurs morts. Autour de la Couvertoirade, on retrouve ainsi, pour peu que l’on ait l’œil exercé, ces fameux tas de pierres au profil très aplati, restes de tumulus qui protégeaient soit des sépultures à incinération soit des sépultures à inhumation. Erigés à proximité de la carrière à matériaux, ils sont plutôt de petites dimensions et en mauvais état de conservation. Tous ont été fouillés, retournés, pillés ou malmenés par le temps, mais ils gardent en leur profondeur cette présence qui irradie et attire.

Regardez, là, dans ce fouillis de buis, il y a une pierre qui semble plus blanche, plus droite, plus étrangement posée. Osez enjamber le taillis et franchir les portes du temps. Penchez-vous sur ce tas de cailloux et découvrez la cavité aujourd’hui abandonnée aux lapins. Posez la main sur la dalle de couverture. Vous sentez ?

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Un jour, il y a le contact de nos mains sur le salpêtre des pierres dressées et la sensation d’un grand feu à l’endroit même où, il y a 4.000 ans, d’autres que nous ont posé leurs mains. Et le lien se renoue. Entre ces premiers cultivateurs qui enterraient leurs morts et nous qui arpentons joyeusement ce désert tant habité. Et ce jour-là, on ne l’oublie jamais.

Dolmen de la Viste, de la Libertade, du serre Plumat ou du Puech de la Matte, menhir du champ des âmes ou des Aourels, peyre plantat, peyre levat, 11 dolmens et plus de 20 menhirs se dressent autour de La Couvertoirade formant une constellation de mégalithes qui gardent en leur cœur le secret des bâtisseurs.

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