Millau. Luc Pace va marcher 11.000 km pour la recherche sur la sclérose en plaques

Neuf diagonales traversant la France, soit 11.022 km en 426 jours de marche. C’est le pari insensé que s’est fixé le Millavois Luc Pace pour mettre un coup de projecteur sur une terrible maladie : la sclérose en plaques.

L’idée lui est venue l’an dernier, alors qu’il effectuait dans son intégralité un des chemins qui mènent vers Saint-Jacques de Compostelle. C’était long, ça faisait mal aux pieds, ça faisait mal au dos. « Lors de ce périple, je pensais à Natacha et à la rage qu’elle avait lorsqu’elle a fait les 100 km de Millau », explique le néo-retraité des travaux publics, qui a lui aussi une participation aux 100 km de Millau à son actif.

Natacha, c’est Natacha Burg, bien connue des Millavois. Ancienne sportive de haut niveau (elle a été championne de France de football avec le TFC en 2000), on lui a diagnostiqué une sclérose en plaques en 2004. Depuis, elle n’a de cesse de repousser ses limites physiques, pour repousser la maladie.

Parce qu’ils sont amis (ils sont tous les deux passés par la JCE de Millau), et parce qu’il avait besoin d’une telle motivation pour l’aider à se lancer dans cette folle aventure, Luc Pace a donc décidé de reprendre à son compte un challenge créé en 1930 : « Les Diagonales de France ».

Le tracé théorique des neuf diagonales. En pratique, les lignes sont tout aussi longues, mais un peu moins droites…

Au nombre de neuf, ces diagonales consistent à relier à bicyclette ou toute machine mue par la seule force musculaire, deux sommets non consécutifs de l’hexagone français. Chaque diagonale constitue une randonnée indépendante pouvant être effectuée dans l’un ou l’autre sens. Aujourd’hui c’est la Fédération Française de CycloTourisme (FFCT) qui est en charge de la validité du parcours pour les cyclotouristes.

« Et pourquoi pas à pied ? », s’est demandé Luc Pace en se lançant un défi à lui-même.

426 jours de marche

« Cela fait un an que je travaille sur le projet, même si j’ai été coupé dans mon élan par le Covid », confie le Millavois. Il a notamment beaucoup travaillé sur le tracé. Avec un rythme de marche de 3,5 km/h avec un sac à dos, il prévoit de parcourir quelque 11.022 km en 426 jours de marche. « 460 à 480 jours en comptant les jours de repos », sourit-il.

Les neuf diagonales dans le détail.

Le cheminement se fera par des chemins de grandes randonnées, des chemins de pays, et lorsque ceux-ci ne seront pas présents, les liaisons se feront via les routes goudronnées, des voies vertes, etc. « Des applications m’ont permis de bien planifier les étapes en fonction des contraintes géologiques », souligne Luc Pace, qui a prévu d’éviter au maximum les massifs montagneux…

Au niveau des hébergements, il va mettre à contribution différents réseaux présents sur Millau et qui ont une échelle régionale, voire nationale. Tout d’abord via les délégations régionales de l’ARSEP, une fondation pour l’aide à la recherche sur la sclérose en plaques.

Mais aussi les clubs services (Rotary Club…) présents sur tout l’Hexagone, le réseau de la Jeune Chambre Economique Française, dont Natacha Burg est encore membre ou encore l’Association Française des Sénateurs de la Jeune Chambre Internationale (JCI), dont il fait lui-même partie.

Cathy Lee (Agence Sésame), Luc Pace et Natacha Burg. En visioconférence, le coach mental et le coach physique.

Et comme on ne parcourt pas plus de 11.000 km à pied sans une certaine lassitude, voire même une probable « violence psychologique », il aura aussi deux spécialistes pour l’aider tout au long de son interminable randonnée : un coach physique et un coach mental.

1 € reversé à la recherche pour chaque pas ?

Le budget, estimé à 45.000 € (dont 35.000 € pour les hébergements et les repas), ne vient en rien imputer la récolte de fonds pour la recherche. Au contraire, il est prévu de faire fonctionner les réseaux comme La Jeune Chambre Economique Française, l’Association Française des Sénateurs J.C.I., le Rotary pour faire du home hospitality et ainsi réduire le coût des hébergements et reverser l’intégralité des sommes perçues dans le cadre de ce budget.

Parce que l’aventure sert avant tout de trame à une grande collecte de fonds pour aider la recherche contre la maladie. « 11.000 kilomètres, c’est environ 18.333.000 pas », a calculé Luc Pace, qui se fixerait bien comme objectif de récolter 1 € pour chaque pas

Quant à la date du grand départ, elle n’est pas encore fixée, et conditionnée en grande partie au budget récolté pour la réalisation de cette aventure. « Il y a trois options, explique le Millavois. La première serait de partir un peu après le 22 octobre, date d’arrivée du Tour de la Mémoire effectué par deux autres Millavois, Laurence et Robert Bonnemayre. Ce serait comme un passage de relais. Je partirais alors de Millau sur la diagonale qui mène à Dunkerque. Une autre option serait de partir début janvier 2021, sur la diagonale Menton / Hendaye. La dernière option serait début avril, sur la diagonale Menton / Brest ». Lui en tous cas se dit déjà « prêt à partir ».

Une chose est sûre, tout est calculé pour qu’il passe à passe à proximité de Millau en septembre 2021 pour participer symboliquement… aux 100 km de Millau (!) qui fêteront leur 50e édition. « Cela sera aussi symbolique pour Natacha, car elle y a participé en 2018 pour récolter des fonds aussi pour l’ARSEP. J’ai, moi aussi, parcouru les 100 km lors de la 25e édition. »

Tout commence par un rêve. Ajoute la foi et cela devient une croyance. Ajoute l’action et cela devient une partie de la vie. Ajoute la persévérance et cela devient un objectif en vue. Ajoute la patience et le temps et cela se termine par un rêve devenu réalité.
Doe Zantamata


Comment participer ?

La récolte des dons et la création du site Internet et des réseaux sociaux pour suivre le périple de Luc Pace ont été confiées à l’Agence Sésame de Millau, représentée par Cathy Lee. Vous pouvez faire un don via le lien suivant :

https://www.helloasso.com/associations/neuro-run/formulaires/1/widget

« Pour chaque don perçu, nous permettrons aux donateurs d’afficher sur sa photo de profil Facebook un décor de profil « ruban de l’ARSEP » indiquant son soutien pour la recherche pour la SEP », explique Cathy Lee.

Voici les différents liens pour suivre le projet « Neuro’ Run – Les 9 diagonales de France » :

• un site Internet à l’adresse : www.9diagonales-arsep.com
• une page Facebook : https://www.facebook.com/NeuroRun-9-Diagonales
• un compte Instagram pour le projet : https://www.instagram.com/luc.pace/
• une chaîne YouTube : www.youtube.com/channel/UCB70cBdB81zdFQCaCdmRxgg