La Roque-Sainte-Marguerite. Un rassemblement contre l’implantation d’une antenne 4G

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C’est sous un soleil de plomb sur le causse du Larzac qu’environ 120 personnes se sont donné rendez-vous dimanche 13 septembre après-midi pour dire « non » à l’implantation d’une antenne relais de téléphonie mobile au Puech de la Resse non loin du village de Pierrefiche.

Une manifestation que le CARL (le Collectif contre l’Antenne de la Resse du Larzac) a voulu pacifique et festive pour protester contre « ce projet absurde » validé par la municipalité de la Roque-Sainte-Marguerite et dont dépendent les villages de Pierrefiche et des Mares directement impactés par la construction de l’antenne.

La Roque-Sainte-Marguerite. La lutte continue sur le Larzac

Julie Allain et Laurent Gibergues qui font partie du collectif d’une vingtaine de personnes confirment qu’ils ne veulent pas de ce projet à plusieurs titres et qu’ils ont l’intention d’aller jusqu’au bout pour le faire avorter.

« Nous avons saisi le tribunal administratif pour faire stopper les travaux et eu rendez-vous vendredi 11 septembre avec le sous-préfet de Millau qui joue son rôle de médiateur.
Si le projet n’était pas arrêté, deux autres propositions émergent aujourd’hui. Il s’agirait de trouver un autre terrain pour l’implanter, de préférence communal afin que la participation financière de l’opérateur aille dans les caisses de la commune, soit de rehausser une antenne existante ».

Ils sont également soutenus par le Parc Naturel régional des Grands Causses qui met en avant le classement du site « en zone Natura 2000 ».

Marie-Anne Dufour agricultrice est quant à elle fermement opposée à cette antenne.

« Je suis inquiète pour notre santé et pour la santé de mes bêtes ».

Comme elle, ils sont plusieurs à mettre en avant l’argument des ondes « néfastes pour la santé », ainsi que la préservation d’un endroit naturel remarquable qui surplombe la vallée de la Dourbie face au chaos de Montpellier le vieux.

Emmené par une fanfare et une joyeuse troupe d’artistes, le groupe a pris le chemin du lieu d’implantation pour un moment festif en attendant de connaître la suite donné au dossier par les instances administratives saisies.