L’Ossuaire de la Roujarie (Saint-André-de-Vézines, Causse Noir)

Au sud de la Roujarie, non loin d’un ancien sentier qui menait de ce hameau à Saint-André-de-Vézines, à mi-pente d’un ravin, s’ouvre l’ossuaire de la Roujarie.

Cette grotte sépulcrale, située au pied d’un petit rocher, a servi durant la période énéolithique (période de la fin du néolithique caractérisée par l’apparition du cuivre et des monuments mégalithiques, J. Déchelette, Manuel archéologique, préhistorique, celtique et gallo-rom, t. 2, 1914, p.73).

L’ossuaire au pied du rocher.

L’entrée de l’ossuaire mesure 1,20 m de hauteur pour 85 cm de large. Il s’agit d’une petite grotte qui mesure 3,50 m de long pour 1,30 m de large.

Albert Carrière nous rappelle sa découverte : « A flanc de coteau des chasseurs ont découvert un petit ossuaire recelant 6 cadavres et qu’il s’empressèrent de dévaster pour découvrir « un trésor ». M. Bouloc, instituteur à Saint-André vint me le montrer en 1912. A la surface, je récoltai quelques fragments de poterie qui portaient une bande rouge brique de 2 centimètres de large et datent, parait-il, de l’époque gallo-romaine. Une seconde visite avec M. Balsan a été infructueuse. » (Le Causse Noir, cahier manuscrit,1934, page 129).

Intérieur de la grotte sépulcrale.

Le 14 août 1944, Louis Balsan y retourne et voici le compte rendu de ses découvertes : « Il s’agit d’une petite poche dans le calcaire dolomitique de 3,50 m de profondeur, le sol est formé par le sable dolomitique ; on voit des ossements très blancs.
Trouvé dans les déblais : un poinçon ou lissoir en bois de cerf ; long de 115 mm.
Une petite perle en coquille (cardium ?)
Un fragment de poterie, pâte rose, englobe blanc a bande rouge
Un fragment poterie noire a rebord saillant, genre Tène, percé d’un trou
Un fragment poterie pâte rose clair a engobe blanchâtre. »
(Fonds Société des Lettres, sciences et Arts de l’Aveyron, Rodez).

Vue depuis le fond de la grotte.

Marc Parguel