Le hameau de Vessac, situé entre Saint-André et Veyreau, tire son nom d’un Gallo-Romain nommé Vettius. Ce dénommé Vettius y possédait une villa (à l’époque romaine, une villa était un domaine rural formé par un bâtiment résidentiel principal et une série de bâtiments secondaires. Elle constitue alors le centre depuis lequel on administrait une exploitation agricole).

Le suffixe « ac » vient du Celte « acos » ou du latin « acum », auquel précédait le nom du propriétaire.

Le menhir de Vessac, haut de 3,90 m, et de nombreux vestiges archéologiques trouvés dans ce secteur attestent de la présence d’habitats gallo-romains.

Le menhir de Vessac ©DR

La seigneurie de Vessac semblerait avoir débuté vers le XIIIe siècle avec la famille de Frottard (également seigneurs de Cantobre, Saint-Véran et Roquelonde). En 1561, Jeanne de Frottard épouse François de Malhac et lui apporte en dot la Seigneurie de Vessac.

Vessac n’avait pas de château, mais est devenu un fief (et fut même érigé en baronnie dans le courant du XVIIe siècle) pour la famille de Malhac.

En 1763, Jean-Baptiste de Malhac vend la terre de Vessac à Jean-Antoine Roussillon, bourgeois de Navas.

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Au milieu du XIXe siècle, Vessac connut la prospérité : en 1868, on comptait 73 habitants. Une école mixte fut créée en 1883 et fut fermée définitivement il y a une soixantaine d’années.

En 1972, seules six maisons étaient habitées.

De nos jours, le hameau compte de nombreuses maisons rénovées dans le style caussenard.

A voir à Moissac et ses alentours Ses maisons à l’architecture caussenarde, le four à pain communal, le menhir en bordure de la route de Lanuéjols ou encore la grotte-aven qui servait de cave à fromage pour les fermiers.