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Millau. L’arrivée de l’étape du Tour de France 1960 avec SAVA

Venant boucler le cycle d’une chronique ouverte depuis début juillet, dans l’attente du passage du Tour de France 2020, dont la 7e étape partira depuis Millau pour rejoindre Lavaur, le 4 septembre prochain, SAVA avait convié ses amis du Club Cyclo Millau, pour reconstituer l’arrivée de la 13e étape du Tour 1960, au Stade municipal, parc des Sports d’aujourd’hui.

C’était le 8 juillet, il y a tout juste 60 ans. Cet évènement, succédait aux arrivées du Tour 54 et 55 au parc de la Victoire et trouvait, pour cadre aux côtés d’autres rencontres sportives organisées durant cet été, l’inauguration de ce nouveau complexe sonnant la fin programmée du vieux stade de la rue de la Fraternité, véritable chaudron, qu’était « Le Sporting ».

Sur ce Tour 1960 remporté par l’italien Gastone Nencini, le Belge Louis Proost franchissait le premier la ligne d’arrivée de l’étape du jour. Les Millavois, Aveyronnais et touristes de passage étaient venus nombreux au stade pour encourager notre porte-drapeau, Emmanuel Busto, disparu en octobre 2017, présent sur la grande boucle de 57 à 62, et qui avait décroché l’année précédente une remarquable 5e place sur la Vuelta.

Ville-étape, les coureurs étaient restés sur Millau durant trois jours, avant de s’élancer le 10 juillet vers Avignon, 8e étape qui connaitra, gravée dans la mémoire collective, la terrible chute de Roger Rivière qui mettra fin à sa carrière au col de Perjuret, 10 km après Meyrueis, alors qu’il était favori du Tour cette année-là.

Au Parc des Sports, l’arrivée des coureurs et des 4 voitures des années 50/60 du parc SAVA. ©DR

Pour cette reconstitution historique d’un évènement qui a fait date dans les annales de la Ville, le Club Cyclo Millau a répondu à nouveau en nombre à la proposition de SAVA.

Certains coureurs étant revenus au pays pour la circonstance, au regard, de la symbolique entourant cette séquence, notre maire, Emmanuelle Gazel, inconditionnelle du vélo, avec, dans un tout autre domaine, des « critériums » remportés ces derniers temps, invitée à partager ce moment de convivialité, n’a pas manqué ce rendez-vous.

Pour ajouter à ce décor sixties, quatre voitures anciennes de cette décennie, une MGA, une ID 19 aux couleurs d’une radio, une MGB et une Dyna Panhard Junior du parc SAVA ont apporté leur note d’authentification à ce tableau. Tandis que, juchés sur un podium et sur le plateau de la Goélette Renault de 1953, trois musiciens du cru assuraient l’ambiance proposant un medley des meilleurs morceaux qui tournaient en boucle sur « les 45 tours » en 1960.

C’est le vétéran Francis qui a franchi le premier la ligne d’arrivée avec par magie, une « distanciation respectée » d’une roue sur le peloton avançant tout aussi étrangement, par « grappes de 10 ». Certains coureurs se trouvant même, sur la photo, « masqués », sans le vouloir par d’autres, comme pour ajuster le Tour 1960 aux consignes sanitaires actuelles.

Avant de partager le verre de l’amitié, pour « immortaliser » ce moment fédérateur aux couleurs locales et du Tour, les cyclos ont posé pour « une photo de famille » avec au premier rang, aux côtés d’Emmanuelle Gazel, les supers routières que sont Maguelone, Sabine, Claudette et Marie-Laure, pour lesquelles nos routes sud-aveyronnaises et au-delà, n’ont aucun secret.

Cela méritait à cette occasion « un coup de casquette », tant la pratique du vélo, demeure cette redoutable école de l’effort exigeant de chacun, à puiser au maximum dans ses ressources personnelles physiques et mentales, tout en cultivant les valeurs d’esprit d’équipe.

En réunissant des passionnés venant de disciplines diverses, de SAVA et du Club Cyclo, avec la participation du légendaire compagnon du Tour, l’Accordéon entre les mains d’Aurore et de deux musiciens d’une autre institution, l’Harmonie Millavoise, 10 jours avant le départ de la 7e étape de la 107e édition du Tour de France, qui reste une grande « kermesse nationale » , malgré le contexte particulier environnemental, ce tableau en clin d’œil, à la fois sous forme de « rétroviseurs » regardant 60 ans en arrière et de « longues portées » projetées vers le 4 septembre, témoigne, si besoin était, de la vitalité et de la complicité transversale qui animent les acteurs du paysage associatif local, et ce, contre vents et marées du moment.

Jean-Paul Guibert

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