« Compeyre, mon village » : une agora virtuelle qui rend des services bien réels !

Qu’on le déplore ou que ce soit l’inévitable évolution des mœurs, on ne se rencontre plus guère sur la place du village, au bistrot ou à la sortie de la messe dans les petites communes.

Il devient de plus en plus difficile de créer du lien social dans des villages sans commerces, salle des fêtes, ni lieu associatif. Les intempéries, le confinement et la mobilité réduite de certains de nos anciens n’ont rien arrangé, encore, cette année… Et le « bien vivre ensemble » qui fait le charme de nos petites bourgades peut parfois s’effilocher.

Face à ce risque, Hélène, Compeyrole d’adoption, a eu l’idée de créer le groupe Facebook « Compeyre mon village » en avril 2018, pour relancer le dialogue entre les Compeyrols — bien sûr — mais aussi avec celles et ceux qui sont attachés au village médiéval, de près ou de loin.

Qui aurait parié qu’un peu plus de deux ans après sa création, ce groupe rallierait près de 300 membres (sur 530 habitants), dont la majorité est régulièrement active ? Il faut dire qu’il y a — au sein même de la commune — plusieurs « quartiers » (le Périé, l’Arquinel, le Puits des Anglais, le Malpel, l’Église, le Camp Redon…). Et que Le Mas, Pailhas, Quiers, Le Rascalat, La Garde, Cabrières, Soulacroup, Les Artières, Routous, Sus l’Ayre, Aldiguiès, Le Tarral, Lémençon, etc. viennent encore grossir les rangs d’habitants qui ne se connaissent parfois pas alors que quelques chemins seulement les séparent.

Le groupe leur a permis de se présenter et de se situer sur la carte de Compeyre et de ses alentours, mais surtout, de partager souvenirs et anecdotes autour de leur attachement à ces lieux.

Durant le confinement, il s’est mué en une véritable plate-forme d’information locale et d’entraide, grâce au dynamisme d’Hélène qui l’anime quotidiennement avec l’aide des membres et des administrateurs (Théo, Béatrice et Anita).

Partage de photos d’hier et d’aujourd’hui, offres de service pour les courses ou les masques, avis de recherche d’animaux égarés, conseils et échanges culturels, relais des informations municipales et nationales, « Compeyre mon village », c’est un peu une agora virtuelle sur laquelle sont même parfois soumis à réflexion de très beaux textes ! On s’y renseigne et on s’y instruit, souvent avec humour. C’est une place publique sur laquelle chacun peut s’exprimer, dans le respect de l’autre, bien entendu.