Millau. Philippe Ramondenc : « tout est une question de choix ! »

©Millavois.

Lors d’une dernière conférence de presse de campagne lundi 22 juin, Philippe Ramondenc a tenu à adresser plusieurs messages aux Millavois, précisant que dimanche, comme pour la politique menée localement, tout serait une question de choix.

Samedi, actualité oblige, il a assuré son soutien aux personnels de la Halle aux vêtements qui risquent le chômage, précisant que ce n’était malheureusement pas un cas isolé rappelant que Canat et Conforama subissent le même sort et que « 34 commerces étaient fermés dans le centre-ville ».

Un plan Marshal de l’économie

Le candidat explique que « tout est lié » et que le développement économique de la ville passe par le renforcement de l’attractivité, la propreté des rues, la rénovation de l’habitat et surtout un rééquilibrage de l’axe Mandarous Capelle avec par exemple une forte identité locale et régionale dans les commerces à développer.

« C’est à la mairie et à la Communauté de communes d’impulser cette dynamique en rendant l’hyper centre plus attractif et les zones d’activités plus abordables fiscalement pour les entreprises. Nous avons l’objectif de faire venir deux nouvelles entreprises par an sur un mandat, mais il faut aider aussi l’existant ».

Le levier de l’attractivité serait renforcé par le développement d’une offre de formation qui compléterait ce qui existe déjà, en lien avec les universités de Montpellier, Toulouse et pourquoi pas Clermont-Ferrand, qui soit plus adaptée au territoire et à ses ressources. À ce propos, il invite la région « à investir à Millau autant que ce qu’elle a investi récemment sur les lycées de Saint-Affrique ».

« Dans tous les cas, quel que soit le projet envisagé, il sera soumis à la population dans un souci de démarche participative, c’est ça la vraie démocratie ! »

« L’hôpital est condamné »

« Que ce soit Emmanuelle Gazel ou Christophe Saint-Pierre, c’est la fermeture annoncée de l’hôpital de Millau ».

Philippe Ramondenc enfonce le clou sur le dossier de l’hôpital médian proposant même la création du fonds d’investissement public pour attirer des spécialistes mettant en avant que « c’est possible et que cela a été fait pour la maternité ».

« C’est un pari que l’on fait, il faut faire venir des médecins et renforcer et développer l’offre de soins. L’état doit aussi prendre ses responsabilités et arrêter de fermer les hôpitaux en zone rurale. Là encore, c’est une question de choix politique. Nous savons que c’est un gros morceau, mais il faut s’y attaquer. Il ne faut pas le déplacer, il faut que les Millavois ouvrent les yeux : ce sont des dizaines d’emplois qui sont menacés ! »

Des projets à voir et à revoir

Philippe Ramondenc met en évidence la difficulté de travailler avec d’importants projets déjà engagés comme celui du stade nautique qui selon lui ne « colle pas à la population en étant très coûteux ».

« Il n’y a rien de ludique dans cette espace, il n’y a même pas de toboggans pour les enfants et le plongeoir est supprimé ! Ce projet n’est pas pensé pour la population ! »

Concernant les grands travaux à mener, il priorise la création d’un gymnase pour accueillir le monde sportif associatif et tous les clubs qui ont besoin de créneaux horaires pour des entraînements.

Il avoue qu’il faudra avancer avec prudence « garantissant le gel des impôts », et réduire la voilure sur certains gros dossiers. Pour connaître la situation financière de la ville et son champ d’action s’il est élu, il prévoit d’ailleurs un audit financier dès le début du mandat.

Un bilan positif

Globalement, le candidat est satisfait de la campagne qu’il a menée, il dit avoir proposé un projet fait « par des Millavois et pour des Millavois pour améliorer leur quotidien et pour chacun d’entre eux ».

« Nous avons fait une campagne avec nos moyens, la plupart des colistiers travaillent et je les remercie de s’être investis ainsi que tous les gens qui nous ont fait confiance au premier tour ».

Philippe Ramondenc appelle à nouveau la population à aller voter dimanche « pour un projet, et non pas contre quelqu’un ou dans des intérêts politiques ».

« Il faut savoir ce qu’on veut défendre, et ne pas voter à l’inverse des intérêts de la population ».