Parapentes sur Millau @ Stéffy Clavel Photo

Pour une transition écologique réussie, un environnement préservé, nous sommes tous concernés au quotidien.

L’écologie s’épanouit sous les projecteurs électoraux et ce n’est pas sans raison. La dégradation des écosystèmes et des dérèglements climatiques est étroitement liée à nos modes de transport, d’alimentation ou de construction. Autant de domaines qui dépendent directement des choix politiques locaux.

Dans le contexte actuel, les villes doivent se doter de moyens nouveaux afin de préparer, mais surtout de réussir cette transition écologique. Pour cela, nous élaborerons une CHARTE ÉCOLOGIQUE CITOYENNE.

Il s’agit tout d’abord de préparer la résilience des territoires face aux conséquences du changement climatique. Comment ?

– les nouveaux projets architecturaux des particuliers ou des bâtiments publics seront pensés dans une optique de bioconstruction. Faire de l’écoconstruction un réflexe pour les constructions publiques (matériaux peu énergivores) et encourager les constructions privées dans ce sens-là par une révision des cahiers des charges pour les nouveaux bâtis.

– Le service public ville propre sera valorisé et développé par de nouveaux moyens de fonctionnement notamment des moyens humains et techniques (machines « gloutons »). Certains quartiers de la ville ont été abandonnés par notre municipalité. L’entretien des cimetières ne sera pas réalisé par l’utilisation de produits chimiques d’une entreprise privée, mais par le personnel municipal.

Les événements climatiques majeurs comme les inondations, incendies, sécheresse… doivent être anticipés. Les actions de prévention par diffusion de l’information par voie de presse et distribution d’un guide d’instructions devront être assurées auprès de la population.

Nous développerons des actions pédagogiques sur la propreté et les risques majeurs dans les écoles de la ville. Les EPHAD et structures liées aux personnes âgées seront associées.

Nous réfléchirons à l’élaboration d’un plan d’accessibilité de la voirie et de l’espace public en cas d’inondations.

La population sera associée à deux exercices grandeur nature sur le mandat de 6 ans. Ce plan devra prévoir la mise en sécurité des véhicules des zones à risques (bords du Tarn, de la Dourbie, des « recs » de la ville).

– Les futurs aménagements urbains de la ville se feront dans le cadre de la mise en place d’un Plan vélo et mobilité douce et d’une « piétonisation » concertée.

Il faut considérer la mobilité douce comme un moyen de transport alternatif. Elle doit être prise en compte dans le projet d’agglomération : création de pistes cyclables sécurisées avec de nouvelles signalétiques spécifiques, création de box à vélos, parkings relais en périphérie de l’hyper centre avec navettes de bus électriques ou hydrogène gratuites.

– Nous soutiendrons le développement du covoiturage et de l’autopartage.

L’objectif principal étant d’améliorer notre cadre de vie, le bilan carbone et être au cœur des innovations douces par la création d’un « festival des mobilités douces innovantes ». Millau peut devenir une ville pilote de la « vélorution ».

La transition écologique c’est aussi de nouvelles habitudes au quotidien : nous équiperons la ville de « récup mégots, récup chewing-gum. Nous lutterons contre la malpropreté par la création de « sites urbains pour animaux ». Les consignes de verre et plastique seront généralisées.

Enfin, nous poursuivrons une politique alimentaire de produits bio dans les assiettes des cantines scolaires avec le respect des produits de saison dans le cadre d’une politique éducative du mieux manger.

Nous réfléchirons aux solutions de substitution aux contenants en plastique des repas dans la restauration collective. Notre objectif étant d’assurer entre 50 et 100 % de produits bio et locaux dans les assiettes de cantines des petits Millavois et si possible de la communauté des communes Millau Grands Causses.

Philippe RAMONDENC, CAP 2020, au service de Millau.

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