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Millau. Hôpital médian : « De quoi parle-t-on ? »

Réunis autour d’Emmanuelle Gazel pour une conférence de presse concernant le second tour des élections municipales, Corine Mora, Corinne Compan, et Nicolas Wohrel membres de la liste « Millau Naturellement » ont confirmé leur position concernant l’hôpital médian : ils ne se prononceront pas.

Malgré les attaques successives qui les accusent de « n’être pas clairs et de ne pas prendre une position plus radicale », ils persistent et expliquent les raisons de ce choix collectif.

C’est Corinne Mora qui a pris la parole sur cet épineux sujet, qui avait fait couler beaucoup d’encre lors de la campagne du premier tour des élections municipales.

« Rien n’a changé, nous n’avons aucune visibilité en termes de projet, on attend toujours ce fameux rapport du Muppy ». (organisme ayant réalisé une étude sur la faisabilité de l’Hôpital Médian)

Depuis plusieurs mois, l’équipe explique « réclamer ce compte rendu » que les autorités compétentes « tarderaient à leur remettre ».

« Quand on me parle de l’hôpital médian, j’ai envie de dire, de quoi on parle ? Ce projet est hypothétique, c’est une coquille vide ! »

La liste de rassemblement de la gauche l’affirme, elle ne se prononcera qu’après avoir pris connaissance d’un dossier qui abordera tous les aspects du projet : « les coûts, les financements, combien et quels services, quel projet médical et surtout, quelle offre de soins ». Ils regrettent le « manque de transparence dans ce dossier ».

En attendant, ils insistent sur le « ici et maintenant ».

« On parle de Millau aujourd’hui, pas dans cinq ans ! On parle de garder notre offre de soins sur notre territoire, on reste fidèles à notre ADN, l’écoute, la transparence, la sincérité et le partage de la décision : quand on aura un projet, on pourra dire ce qu’on en pense. Dire aujourd’hui qu’on est pour ou qu’on est contre est impossible au vu du peu d’éléments que l’on a ».

À fin du mois de juin, l’administration provisoire mise en place au centre hospitalier de Millau prendra fin et ne pourra pas être reconduite comme elle a déjà été prolongée à deux reprises. Là encore, « aucune information n’a été communiquée sur la future gestion du centre hospitalier ».

« On aurait pu espérer que les moyens alloués à l’hôpital soient plus conséquents dès la sortie de crise, même si c’est encore un peu tôt. À l’heure actuelle, on n’opère presque pas, on ne fait que de l’urgence ou de la semi-urgence, car nous n’avons pas assez de produits anesthésiants au bloc opératoire ! »

La situation ne semble pas avoir évolué et Emmanuelle Gazel et de l’ensemble de sa liste campent sur leur position, espérant que la crise que le pays vient de traverser aura ouvert les yeux aux élus au niveau national.

« La politique de fermer les lits en proximité est dangereuse, cela pouvait même mettre à terre ce qui est essentiel de leur point de vue, à savoir l’économie. Avec des situations comme celles-là, on se rend bien compte que l’on a besoin de nos hôpitaux de proximité et de nos lits et de l’offre publique ».

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