Saint-Georges. « L’endettement et la fiscalité de la commune » au cœur du débat

Yvon Beaumont, tête de liste « Agir avec les Saint-Georgiens » s’alarme et s’interroge sur « le risque réel de dégradation de certains aspects de la vie au quotidien de la commune, en particulier à cause des conséquences négatives de l’état alarmant et trop peu connu des finances communales. »

Yvon Beaumont ©DR

Il est de notre devoir d’en informer les Saint-Georgien(ne)s. Bien que les résultats financiers consolidés de 2019 ne soient pas encore connus du public, l’analyse financière des résultats au 31 décembre 2018 ne semble ni saine ni rassurante. Elle peut fortement compromettre l’avenir.

Une dette par habitant qui interroge

L’endettement de la commune de Saint-Georges au titre du « budget principal » est supérieur à 2,1 millions d’euros. En y ajoutant les « budgets annexes », l’endettement est alors supérieur à 3,2 millions d’euros. Cette somme représente donc pour chaque habitant une dette individuelle supérieure à 2.000 euros. Autrement dit, si on voulait du jour au lendemain « purger » cette dette, chaque St-Georgiens devrait faire un chèque de 2.000 euros à la commune.

De même, le taux d’endettement (charge de la dette par rapport à la richesse) est de 151 %, ce qui signifie que la commune de Saint-Georges est fortement endettée.

Une comparaison avec une commune similaire et des résultats en demi-teinte
Ce qui m’interpelle le plus, ce sont les écarts très importants avec une commune de taille similaire, Creissels, dont la dette par habitant tous budgets confondus, légèrement supérieure à 400 euros, est 5 fois plus faible qu’à Saint-Georges. De même, avec un taux d’endettement de 33 %, on retrouve le même grand écart entre les deux communes.

On pourrait supposer alors, en contrepartie avec ces 5,5 millions d’euros d’emprunts réalisés sur la période 2010 – 2018, que le « mieux-vivre » à Saint-Georges se soit nettement amélioré. Absolument pas. En effet, j’ai consulté le classement 2020 des « villes et villages de France où il fait bon vivre », et j’ai constaté qu’une fois de plus Saint-Georges était à la traîne. Au niveau des villages de taille similaire (entre 500 et moins de 2000 habitants) en Aveyron, Saint-Georges se retrouve à la 51e place alors que Creissels est encore loin devant à la 24e.

Ainsi, avec le montant de cette « annuité » de la dette (intérêts et capital) proche des 285.000 euros, c’est autant et donc beaucoup d’argent qui n’est pas consacré à des domaines du « bien-vivre » au quotidien. Par exemple : à l’embellissement, à la propreté et au fleurissement du village, à l’entretien des espaces verts, à la sécurisation et à l’amélioration de la circulation des piétons, à l’amélioration de l’accessibilité des PMR…

Un avenir bien compromis

Et de plus, comme je le disais en début d’article, d’autres résultats financiers sont encore voilés. En effet, les résultats financiers consolidés de 2019 ne sont pas encore connus, or certains projets et réalisations programmés par l’équipe municipale actuelle (cantine scolaire, vestiaire pour l’équipe de football, destruction programmée de la chaussée haute dite de Pailhès et projet de création d’une passerelle pour enjamber le Cernon en amont de la chaussée haute) devront être intégrés dans les résultats financiers de 2019 et 2020 voire de 2021. Ceci en réalité risque d’alourdir bien davantage la dette.

L’extinction programmée de la taxe d’habitation en 2023 et la diminution régulière des dotations de l’Etat, ne faciliteront pas le travail d’apurement de cette lourde dette. En effet, il faudra faire face à la maintenance et à d’indispensables améliorations nécessaires au « bien-vivre » du village de Saint-Georges.

Un choix décisif pour relever ces défis

Bien que ce soit une tâche difficile qui s’annonce pour la nouvelle municipalité avec toutes ces contraintes budgétaires que nous ne pouvons pas honnêtement ignorer, l’avenir est entre nos mains à tous pour relever des défis répondant aux souhaits prioritaires des Saint-Georgien(ne)s.

Si vous nous faites confiance lors des élections municipales du 15 mars 2020, je m’engage à tout mettre en œuvre avec mon équipe pour redresser et gérer les finances de la commune, dans la transparence « en bon père de famille ». Nos dépenses seront maîtrisées par un programme d’actions en profondeur et réalistes s’appuyant avec confiance sur le dynamisme de nos potentialités humaines pour voir loin et avancer ensemble sereinement.

Yvon Beaumont,
tête de liste « Agir avec les Saint-Georgiens »

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