Millau. L’association Chakana cherche désespérément un terrain

Photo d'archive. ©DR

L’association Chakana œuvre depuis 12 ans pour le développement des Arts du cirque à Millau et le sud Aveyron ; à travers cette discipline, elle promeut également les valeurs du cirque social que sont l’intégration de tous, la mixité et le lien social.

Depuis sa création, l’association a travaillé avec les écoles, collèges et lycées du territoire, les centres sociaux, IME, EHPAD et de nombreuses autres associations socioculturelles ou œuvrant pour le mieux-vivre de notre ville.

Des centaines d’enfants, des jeunes et des moins jeunes, ont pu découvrir le cirque au contact de nos professeurs et d’artistes professionnels, en pratique ou comme public ; l’association Chakana est également porteuse du festival Court-Circuit.

En 2016, l’association Chakana a eu la chance de s’installer sous les hauts plafonds de la Chapelle de l’Hôtel-Dieu grâce à un bail temporaire établi avec la mairie de Millau. Grâce à cette salle, Chakana a pu augmenter le nombre de bénéficiaires ; aujourd’hui, ce sont près de 250 foyers millavois qui profitent des activités de l’association chaque année.

Malheureusement, pour vendre l’Hôtel-Dieu, la ville de Millau souhaite que nous quittions la Chapelle. L’association cherche depuis quatre ans un local. Devant les difficultés de cette recherche, l’association a entrepris, à la suite d’une entrevue avec le maire, d’acheter un chapiteau en bois, exploitable à l’année, qui permettrait à toutes et à tous de continuer à pratiquer le cirque.

Ce chapiteau serait installé sur un terrain mis à disposition par la ville. Il permettrait à l’association d’accueillir plus d’élèves, de spectateurs, mais aussi d’artistes en résidence. Depuis 10 mois, le projet a retenu l’attention de différents partenaires.

Il a trouvé un écho dans les réseaux du cirque au niveau régional. Mais la construction est aujourd’hui à l’arrêt faute de terrain disponible. À la fin du mois de juin, le bail annuel se termine et l’association est contrainte de cesser son activité si nous n’avons pas trouvé de locations adaptées.

Face à cette situation, nous serons reçus par Christophe Saint-Pierre fin février. Chakana est déterminée à ne pas décevoir les centaines de bénéficiaires qui souhaitent continuer à suivre ses activités.

Depuis 12 ans, elle a montré sa capacité à s’autofinancer, ne touchant que des subventions publiques symboliques. Malgré cela, elle a toujours souhaité garantir l’accessibilité au plus grand nombre, pratiquant des tarifs modestes. Elle a souvent répondu présente dans les événements fédérateurs de la vie locale (Bonheurs d’Hiver, Ça bouge en mai).

Pour que cet art reste vivant à Millau et dans la région, nous continuons à chercher un terrain viabilisé. De nombreuses propositions ont été mises sur la table par l’association, mais aucune n’a reçu d’approbation.

Nous avons besoin aujourd’hui de la mobilisation du plus grand nombre pour que des solutions émergent.

Le conseil d’administration de l’association Chakana