Lors du point presse hebdomadaire de ce jeudi matin, Christophe Saint-Pierre a souhaité aborder un sujet passé sous les feux des réseaux sociaux cette semaine, celui du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Millau.

« Il a été dit tout et n’importe quoi sur le sujet : la commune de Millau a toujours été à leurs côtés et l’intérêt et l’utilité du centre ne font pour nous aucun doute ».

Christophe Saint-Pierre précise qu’à l’heure actuelle, la solution ne peut pas venir uniquement de la mairie de Millau. Et pour cause, le centre agit sur trois départements différents (l’Aveyron, une partie du Tarn et de L’Hérault) et sur le territoire de neuf Communautés de communes.

La ville leur a accordé une subvention qui a été majorée à 10 000 € par an pendant trois ans sur signature d’une convention à partir de 2020. La Communauté des communes Millau Grands Causses leur versera 4 000 € annuels et étudierait une augmentation de cette somme. Avec celle de Saint-Affrique, elles sont les deux seules à intervenir financièrement.

« Il faut que chacun s’empare du problème ».

Un déménagement pourrait même être envisagé (rappelons qu’à l’heure actuelle il est sur un terrain privé) pour leur permettre de développer certaines ressources, de rendre l’espace plus accessible. Il n’est bien sûr pas question de mettre en contact des animaux qui par définition sont sauvages avec du public.

« Le centre a un cap à passer, il faut renforcer son action au-delà d’un suivi scientifique des espèces et des réintroductions ce qui est déjà fait et qui est nécessaire. Cela peut passer par de la sensibilisation, des démarches pédagogiques, c’est à mon avis primordial ».