Millau. Lycée Jean Vigo : Les premières épreuves des E3C « reportées »

Ni la pluie ni le froid n’auront eu raison de leur détermination. Pas plus que le message du proviseur, Pierre Pipien, prévenant il y a quelques jours « qu’un candidat absent à une épreuve se verra attribuer la note 0 à moins de fournir un justificatif d’absence permettant de faire valoir un cas de force majeure ».

Ce matin, dès avant 6h, des élèves, des parents d’élèves et certains professeurs ont bloqué les accès du lycée Jean Vigo de Millau dans le but d’empêcher le bon déroulement des premières épreuves du contrôle continu. C’est en effet aujourd’hui à 9h que les élèves de première devaient plancher sur l’épreuve d’histoire-géographie.

Arrivant au compte-goutte jusqu’à 7h30, les professeurs et les élèves qui souhaitaient rentrer dans l’établissement étaient gentiment refoulés, sous les yeux de quelques policiers qui ne sont pas intervenus.

« On change le bocal, pas les cornichons »

Un professeur a tout de même tenté de forcer le passage, ce qui a donné lieu à une petite bousculade… « La note du bac, c’est politique, a déclaré ce professeur visiblement vexé d’avoir été repoussé. Le bac, ce n’est qu’un papier, on le donne à tout le monde, et après vous vous retrouvez en socio… » Et de tenter cette métaphore en parlant du nouveau bac : « On change le bocal, mais pas les cornichons »…

Un peu avant 8h, les bus et les voitures ont amené leur flot d’élèves. Certains ont pris leur place dans les barricades, d’autres, plus perplexes, attendaient sur le parking d’éventuelles consignes.

Au bout d’une heure, c’est sans surprise que la première épreuve d’histoire-géographie a été « reportée ». « La première épreuve est reportée, mais on ne sait pas encore à quelle date. Les autres épreuves sont pour le moment maintenues », nous a confié Latifa Pierron, proviseur adjoint.

Un report confirmé dans la foulée par un SMS du proviseur.

À 10h, les porte-parole des lycéens devaient être reçus pour évoquer la suite des événements. À suivre…