Millau. Emmanuelle Gazel : « Ma candidature, elle est pour vous »

C’est au cœur de Millau, sur la place de la Capelle, qu’Emmanuelle Gazel a choisi de donner rendez-vous aux Millavois pour officialiser sa candidature aux élections municipales du mois de mars prochain.

« J’ai voulu faire cette annonce au milieu de vous tous, je crois en des liens forts entre les habitants et la municipalité et j’ai la volonté de rassembler très largement les Millavois ».

Sympathisants, amis, passants, ou fidèles de la première heure, ils étaient plus d’une centaine à avoir répondu présent. Certains, comme elle l’avait suggéré, étaient venus à vélo, symbole fort de cette campagne.

Cette maman de deux enfants mariée et installée à Millau depuis 2005 a un parcours ponctué d’expériences professionnelles et politiques variées. De son premier poste avec la Mission locale à celui de vice-présidente de la Région Occitanie aux côtés de Carole Delga, elle est passée, entre autres, par le cabinet du maire sous la municipalité de Guy Durand et elle est aujourd’hui conseillère municipale de l’opposition.

Une candidature collective

« Je crois au collectif, je ne crois pas en la femme ou en l’homme providentiel ».

Au printemps dernier, elle invitait les Millavois à participer à une enquête qui lui a permis d’établir les fondations d’un projet pour Millau, et qui a été partagée lors d’une réunion publique de restitution au mois de juin.

« Ces réponses, dans ce diagnostic partagé, ont conforté mon projet de candidature et mes perspectives pour les Millavois et Millau ».

En effet, la participation citoyenne et l’environnement seront deux axes forts de sa campagne.

« Chacun d’entre vous est un expert de son quotidien ».

La candidate souhaite impliquer davantage les habitants et leur donner un rôle d’acteur dans leur ville. Une réunion de démocratie participative est d’ores et déjà programmée pour le 7 décembre prochain. Elle se tiendra sous la forme de 18 ateliers participatifs d’une vingtaine de minutes chacun sur des thèmes essentiels à la vie millavoise.

Changer d’ère

Le deuxième pilier de sa candidature est l’environnement, qu’Emmanuelle Gazel place au centre des débats. Elle fera des propositions en mettant l’accent sur la mobilité douce et son impact sur la qualité de vie, la gestion des déchets « pour offrir une ville plus propre » et des aménagements urbains comme les zones piétonnes ou les pistes cyclables.

« Il faut changer d’ère, aller plus vite et plus loin »

Les grands sujets de campagne

Même si à l’heure actuelle, elle ne souhaite pas présenter en détail tous les sujets de sa campagne, elle affirme sa volonté de développer l’offre d’enseignement supérieur à Millau, de rendre leur place aux agents du service public « mal traités sous le mandat de Christophe Saint-Pierre ».

Sur certains sujets récurrents et communs à tous les candidats comme celui de l’hôpital médian ou de la dette de la ville, Emmanuelle Gazel à un avis bien tranché.

« J’ai peur que la mauvaise gestion de la municipalité nous fasse atteindre un taux d’endettement qui dépasse 12 ans, et qu’à cause de cette situation financière, la ville soit placée sous tutelle ».

Quant à l’hôpital médian, elle pense que le débat est ailleurs.

« La question n’est pas de connaître le lieu de l’hôpital, mais bien de garder l’offre de soins et les services qui existent, il est là le véritable combat » !

Une femme en campagne

Loin d’une « candidature féministe » et des « clichés » qui pourraient y être associés, sa volonté première est de « rassembler et de fédérer les Millavois autour d’un projet commun dans lequel chacun aurait sa place ».

Sa liste sous le nom de « Millau Naturellement » ne sera révélée au public que le 14 décembre prochain, et Emmanuelle Gazel laisse planer volontairement le doute sur les 35 noms qui y figureront. Elle assure :

« Je n’ai eu aucun mal à la constituer, j’ai rassemblé des militants, mais pas uniquement, je ne veux pas qu’elle ressemble à une addition de logos politiques ».

Les élections municipales sont probablement celles où l’on vote volontiers un homme et ses idées plutôt qu’un parti politique, l’avenir nous dira si cette fois c’est une femme que l’on choisira.