Millau. Sur les traces de la Caussenarde avec le Club Cyclo Millavois

Le 14 février dernier, les cyclistes millavois profitent d'une journée ensoleillée pour apprécier les paysages enneigés du Causse Noir.

Samedi 2 Novembre, le Club Cyclo Millavois propose une randonnée cycliste aux licenciés affiliés FFCT. Le lieu de rendez-vous est place de la Capelle devant la maison des grands événements. Les départs s’échelonneront de 13H30 à 13h40.

Sur les traces de La Caussenarde :randonnée unique personnalisable. Distance 80 km, dénivelé +975 m via Millau • La-Roques-Sainte-Marguerite • Côte de Revens • Revens • Lanuejols • Les Quatre routes • Saint-Jean-des-Balmes • Longuiers • Millau.

De plus amples détails sur le parcours sont disponibles sur : http://clubcyclomillavois.fr (rubrique activité).

Le Club propose aussi des départs VTT le jeudi à 13h45 et voudrait aussi proposer des sorties pour les adeptes de vélos à assistance électrique ainsi que ceux de la nouvelle discipline cycliste le Gravel. Ces randonnées se pratiqueront essentiellement sur routes bitumées et sur des pistes et chemins sans difficulté technique.

Renseignements au 05 65 61 34 60 ou par mail à contact@clubcyclomillavois.fr.

La Chapelle de Saint-Jean-des-Balmes.

Sur les traces de la Caussenarde.

La randonnée passera devant la chapelle de Saint-Jean-des-Balmes. Le site de Saint-Jean-des-Balmes a été peuplé pendant des millénaires. Les archéologues ont découvert des vestiges du Néolithique (5000 à 1000 av. J-C) et de l’âge de bronze (1000 à 750 av. J-C).

On a trouvé également des villas gallo-romaines autour de Massebiau et des exploitations de résine autour de La Bartassserie. Le lieu se trouvait au croisement de plusieurs voies de communication, notamment sur la route de Meyrueis à Millau sur le chemin de l’Auvergne au Languedoc qui passait par Peyreleau.

Malgré son altitude de 960 m, l’endroit est habitable, il comporte plusieurs sources, des terres exploitables et des bois. À 200 m au sud-est de l’église se trouve le rocher de May (anciennement des Gaches) qui porte des traces de constructions. Il était entouré de maisons qui formaient le hameau ou mas des Balmes (Las Balmas, étym. grottes, cavernes).

C’est en 1075 qu’on trouve la première mention de l’église de Saint-Jean-des-Balmes. Lors de la création du Prieuré bénédictin du Rozier par l’Abbaye d’Aniane (Hérault), l’évêque de Mende leur céda l’église du Rozier, tandis qu’un certain Ugo dit « comtor » leur donnait l’église de Saint-Jean-des-Balmes.

Par la suite cette église prospéra en devenant le siège de la Paroisse de Veyreau et Saint-André-de-Vezines. Cette situation dura jusqu’au XVIe siècle. Puis le Prieuré de Saint-Jean-des-Balmes fut victime des guerres de religion et d’un déplacement de population vers Veyreau et Le Maynial.

De surcroît, en 1630 le curé de l’église fut assassiné et ce crime souligna l’isolement de l’église. Entre 1633 et 1698, il fut décidé de transférer le siège de la paroisse de Saint-Jean-des-Balmes à Veyreau. Une décision qui prit des années, mais qui devint effective en 1698. L’église fut alors désaffectée et se délabra peu à peu. Vendue comme bien national lors de la Révolution, elle sera sommairement rénovée vers 1899, puis le temps continua son œuvre.

Achetée par l’association diocésaine, elle fut peu utilisée. Elle connut un semblant de réhabilitation dans les années 60 et 70 quand on relança le pèlerinage annuel de la Saint-Jean. À partir des années 1980, la commune de Veyreau acheta le bâtiment et un programme de fouilles et de rénovation fut engagé. Enfin, en 1989, l’église fut officiellement classée monument historique.

Au début des années 1990, la commune et plusieurs associations lancèrent un programme de sauvegarde. L’association REMPARTS réalisa des travaux importants qui aboutirent au monument actuel.