Le giratoire de la Confluence.

La préservation des espaces naturels est un sujet fort, qui préoccupe les citoyens et les Millavois en particulier. En témoigne la mobilisation locale, en écho à l’appel national « Nous voulons des Coquelicots », qui se réunit régulièrement devant un lieu symbolique, les grilles de l’Hôtel de Ville de Millau.

La Ville de Millau n’est pas spécifiquement ciblée par cette mobilisation, mais elle n’en demeure pas moins concernée par le sujet et est un acteur de premier plan dans le domaine de la préservation de son environnement, notamment des espaces verts.

Depuis 2017, elle applique par exemple dans ce domaine une conduite différente, plus écologique et plus propice à la biodiversité : la gestion différenciée. Chaque espace reçoit un entretien adapté selon sa vocation et son utilisation. Cette gestion est assurée par les 28 agents du service espaces verts qui veillent localement au bien-être de la faune et de la flore afin de pérenniser le cycle végétal de notre environnement urbain.

Cette gestion différenciée est basée sur quatre grands principes

  • La lutte biologique : lutter contre les maladies des plantes, les nuisibles et les ravageurs
  • 
Le recyclage des déchets verts : valoriser les déchets de tonte et de taille et réutilisation 
immédiate dans les massifs, pieds de haies et pieds d’arbres
  • L’économie des ressources naturelles : réduire la consommation d’eau en favorisant la 
plantation de plantes vivaces et de pelouses rustiques
  • La préservation des « espaces sauvages » : faucher uniquement après la montée des 
graines afin de favoriser des zones de nidification, de préserver l’habitat des insectes, et respecter la pollinisation par les abeilles, etc.

Dernièrement, 18.000 bulbes ont été plantés sur le rond-point de la Confluence. Le cycle végétal de ces bulbes peut, si toutes les conditions sont réunies, se renouveler chaque année pendant 10 ans sans aucun entretien.

L’adoption de la gestion différenciée est notamment liée à des enjeux environnementaux et permet de :

  • Préserver et enrichir la biodiversité 
.
  • Ne plus utiliser de produits phytosanitaires dans les rues et espaces verts depuis 2008. Des méthodes de désherbage mécaniques ou à l’eau chaude ont été adoptées.
  • Utiliser des éléments naturels : savon noir, purin d’ortie et de consoude qui sont respectivement des répulsifs, fortifiants et engrais naturels.
  • Valoriser les déchets verts : paillage pour diminuer la fréquence d’arrosage, compostage pour créer un fertilisant naturel qui enrichit le sol…

Plusieurs projets sont en cours d’étude afin d’étendre le panel de ces techniques douces pour le traitement de la faune et de la flore, le but étant de ramener la nature en ville et de participer, à plus grande échelle, à la préservation de notre planète.