L’ASSA-ATP fête ses 50 ans cette année ! À l’occasion de cette année exceptionnelle, le traditionnel lancement de saison du mois de septembre n’aura pas lieu. Concernant la vente des cartes d’adhérents pour la nouvelle saison, l’équipe de l’ASSA-ATP sera à votre disposition dans le hall du Théâtre de la Maison du Peuple mardi 10 et mercredi 11 ainsi que mardi 17 et mercredi 18 septembre de 18h à 19h. « Au plaisir de vous retrouver à nos côtés pour fêter tout au long de la saison, les 50 ans de l’ASSA-ATP », souligne Claudette Lavabre, présidente de l’association.


  • Tarif inchangé : 10 € (carte nominale).
  • Avantages de la carte d’adhérent : 12 € pour « Le Comte de Monte Cristo », « A nos Atrides », « Les Années ».
    21 € pour « Un songe d’une nuit d’été » et « Vertiges » : spectacles en co-accueil au tarif A, sur présentation de votre carte d’adhérent 2019/2020. La billetterie pour les co-accueils est assurée par le Théâtre de la Maison du Peuple.
  • Gratuité réservée aux adhérents pour la coproduction FATP « Pourvu qu’il pleuve ».
    Tarif réduit 1 pour les spectacles proposés par le Théâtre de la Maison du Peuple.
  • Possibilité de déposer dans la boîte aux lettres de l’ASSA-ATP votre demande d’adhésion. Joindre votre paiement par chèque au nom de l’ASSA-ATP (10 € tarif carte par personne). Précisez : nom, prénom, adresse postale, adresse mail, téléphone fixe et portable.
  • Pour le spectacle en appartement, la jauge étant limitée à 23 personnes, réservation et paiement obligatoires avant le 15 septembre.

1. Qui va là ?

Vendredi 20 & samedi 21 septembre à 20h30

Monologue en appartement d’Emmanuel Darley. Conçu et interprété par Alex Selmane. Production La Baignoire. Durée 1 h. Quand le théâtre s’invite chez l’habitant. Jauge limitée à 25.

Un anonyme, déboule dans une assemblée de spectateurs chez un hôte et se raconte : « Voilà j’ai habité ici, il y a longtemps, alors bon je passais juste devant, je me suis dit je vais demander hein, juste jeter un œil, vous permettez ? ». Besoin d’être au monde avec l’autre, les autres, besoin de partager, au plus ténu de nos existences, les choses simples et familières de la vie. Performance d’acteur, au plus près de nos émotions.

2. Le Comte de Monte-Cristo

Mardi 15 octobre à 20h30 

D’après Alexandre Dumas. Adaptation : Véronique Boutonnet. Mise en scène et création lumières : Richard Arselin. Cie Les Ames libres. Durée 1h30.

Le destin tragique du jeune Edmond Dantès dans une adaptation ciselée de Véronique Boutonnet en phase avec le romantisme et l’aspect gothique du chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas. Jeter Edmond Dantès sur une scène de théâtre, comme il fut jeté dans son cachot du château d’If, sans procès, sans jugement aucun, fut une évidence pour Richard Arselin.
Porté par l’intensité du jeu des comédiens – ils sont trois, sur une scène épurée, incarnant avec brio la vingtaine des personnages du roman – trois acteurs magnifiés par des éclairages et un univers sonore au service des émotions. La presse est unanime : « Intense », « Epoustouflant » « Haletant ». A redécouvrir en famille dès 10 ans.

3. À nos Atrides

Vendredi 22 novembre à 20h30 

D’après L’Orestie d’Eschyle. Adaptation et mise en scène : Laurent Pérez, Cie l’Emetteur. Co-accueil avec le Théâtre de la Maison du Peuple. Durée : 2 h.

La violence et la folie mènent le monde. Assoiffés de vengeance, les hommes s’entretuent. Comment s’en sortir ? Laurent Pérez a sa réponse : retour aux sources antiques, à la tragédie, aux mythes fondateurs. La parole pour tenter de nommer le mal, tenter de donner un sens au cycle tragique de la vie et la mort, telle est la fonction de la tragédie. En deux heures de temps, Laurent Pérez fait donc le pari de dérouler, « L’Orestie » – la plus ancienne des trilogies antiques – qui regroupe « Agamemnon », « Les Choéphores », « Les Euménides ». Quoi de plus horrifique en effet que la Malédiction des Atrides. Evitant l’insoutenable d’une histoire aussi sanglante, Laurent Pérez signe une mise en scène d’Eschyle qui a du panache.

4. Un songe d’une nuit d’été

Vendredi 6 décembre à 20h30 

Shakespeare/Purcell. Cie AH ! Théâtre et Musique. Adaptation et mise en scène : Antoine Herbez. Co-accueil avec le Théâtre de la Maison du Peuple. Durée : 1 h 30.

Sur les pas d’Hermia, Lysandre, Helena et Démétrius, aux sons du violon, du théorbe, et du violoncelle, entrons dans la forêt enchantée où règnent Obéron et Titania, roi et reine des fées. Cette adaptation du « Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare par Wadji Lahami bénéficie d’une éblouissante mise en scène d’Antoine Herbez. L’ensemble des comédiens joue, danse chante, virevolte avec élégance, poésie et énergie. En alliant l’opéra de Purcell « The Fairy Queen » pour accompagner « Le Songe », le metteur en scène, ajoute une dimension poétique à une œuvre déjà féérique.
Dans ce monde enchanté, la musique de Purcell fait vivre la magie de la forêt : « C’est elle qui fait se mouvoir les arbres, apparaître le brouillard et rosir la lune argentée. Elle est le bruissement des êtres surnaturels… Langage du merveilleux. », nous dit Antoine Herbez. Une adaptation lumineuse et enchanteresse.

5. Les années

Dimanche 23 février à 17h

D’après Annie Ernaux. Adaptation et mise en scène : Jeanne Champagne. Cie Théâtre Ecoute. Durée : 1 h 30.

Annie interprétée par Agathe Molière remonte le temps et nous conte le changement de société de l’après-guerre à nos jours. A travers des photos, des objets, des lettres, des souvenirs personnels, des films, des chansons d’époque, nous traversons le temps de 1944 à 1970. C’est dynamique et vivant. En 1944 Annie avait 6 ans. Que de souvenirs et de changements ! Avec brio, Denis Léger-Milhau accompagne Annie dans la quête de ses souvenirs, il interprète avec entrain les chansons à succès de l’époque, qui a chacun de nous racontent une histoire. « Un spectacle aussi léger qu’intense porté par un duo convaincant et malicieux à souhait ». Absolument passionnant. Immanquable l’année des 50 ans de l’ASSA-ATP.

6. Pourvu qu’il pleuve

Mardi 31 mars à 20h30

De Sonia Ristic, mis en scène par Astrid Mercier. Cie Dimwazell. Coproduction FATP 2019. Création. Aide ONDA. Durée 1h20.

Un café de quartier, lieu de vie universel, microcosme où les destins de sept solitudes butent les uns contre les autres. Sept solitudes qui tentent coûte que coûte de se raccrocher à l’existence, de donner un sens à leur présence au monde. Bataille permanente pour asseoir son identité, ses rêves d’enfant, l’amour silencieux, l’amour convenu. Qui sommes-nous ? Des mondes qui n’auraient jamais dû se rencontrer vont se retrouver étroitement liés. Passant de l’un à l’autre, Sonia Risti, dans une écriture fulgurante et explosive nous tient en éveil, jouant sur les infimes glissements qui s’opèrent d’instant à instant et qui, au terme de cette journée, dessinent des destinées qui basculent. Une pièce qui parle avec humour et tendresse de nous, de nos différences, de nos craintes.

7. Vertiges

Vendredi 24 avril à 20h30 : « Vertiges »

Ecriture et mise en scène Nasser Djemaï. Cie Nasser Djemaï / MC2 Grenoble Co-accueil avec le Théâtre de la Maison du Peuple. Durée : 1h50.

A travers le quotidien d’une famille orpheline de sa propre histoire, une plongée onirique pleine d’émotion et de délicatesse. Nadir, le fils aîné « qui a réussi », revient vers sa famille dont il s’était éloigné. Beaucoup de choses ont changé, le quartier s’est appauvri, certains se sont radicalisés. On retrouve la smala dans l’appartement d’une cité populaire. Le cœur du père (Lounès Tazaïrt), malade, est resté de l’autre côté de la Méditerranée. La mère (Fatima Aibout) fait bouillir la marmite… Plutôt que de s’abîmer dans la complainte du passé, loin des discours convenus et des positions proclamées, sans mépris ni condescendance, Nasser Djemaï bouscule tabous et interdits, il parle en poète. « La vie n’est vie que parce qu’elle est amour… Il n’y a rien à rattraper, rien à justifier, rien à regretter, si ce n’est réinventer une nouvelle époque à partir de ce vide des illusions perdues ». Bouleversant et si juste. Un grand moment de théâtre.