Les Baumes du Tournet (commune de Millau, Causse du Larzac)

De Millau, prendre la N9 montant sur le Larzac. Au sommet de la côte, prendre à gauche vers St Martin – Pierrefiche du Larzac. Laisser St Martin à gauche puis continuer vers Montredon. Prendre sur la gauche, la petite route menant au Tournet.

Il faut descendre à travers les rochers et nous voilà à la base d’une barre dolomitique.
On appelle ces lieux « Baumes du Tournet » en raison de la ferme qui se situe non loin de là, mais le terrain sur lesquelles elles se trouvent se nomme : « Les Alasses ».

On y découvre une baume bergerie (baume jasse) dont une partie a été aménagée en habitation.

Le 24 octobre 1976, des militants contre l’extension du camp militaire du Larzac qui ont squatté cette baume sont expulsés par les militaires.

Les évènements passés, dans les années 80, comme nous le rappelle Alain Bouviala : « Un amoureux du causse crut pouvoir loger dans la partie centrale, aménageant l’antique baume jasse, d’évier, table, fenêtre, foyer… avec force ciment ! L’âpreté du climat et l’humidité de la roche, certainement ajoutées à d’autres secrètes raisons, eurent tôt fait de faire déguerpir le rêveur… ne laissant aux curieux suivants qu’un triste spectacle, dont il serait facile de se défaire avec quelques bonnes volontés. » (Les baumes, abris sous roche troglodytes, los Adralhans, 2002).

La ferme du Tournet, située à quelques encablures, eut à subir une catastrophe au début des années 1950 comme nous le rappelle un article de presse de l’époque : « Une vieille ferme « Le Tournet », située sur le Larzac, dans la commune de Millau, s’est écroulée dans la soirée de mercredi 9 avril 1952, enfouissant sous les décombres, deux jeunes gens, les frères Valettes Pierre, 20 ans, et Jacques, 23 ans. Cette maison était formée de deux voûtes superposées, séparées par un plancher et abrite la famille Valettes, composée du père, de la mère et des deux jeunes gens, modestes cultivateurs.
Il était 20 heures environ. Les frères Jacques et Pierre se trouvaient près du feu, sous la grande cheminée, quand la première voûte céda, suivie de la deuxième. Les garçons furent entraînés par les décombres.
Par bonheur, les parents étaient occupés à l’extérieur par de menus travaux et purent porter immédiatement aide à leurs enfants et les dégager. Pierre souffre de contusions à la tête et au corps. Jacques, de multiples contusions qui nécessitèrent son transport à Millau pour recevoir des soins.
La maison est complètement écroulée et les dégâts donc, très importants. Mais on peut se féliciter dans le malheur qui atteint la famille Valettes, que les deux fils se soient tirés sans grand dommage d’une critique situation. » (Une ferme s’écroule sur le Larzac, Midi Libre, 12 avril 1952)

Marc Parguel