Nant. « Le jardin d’Eden » à l’Abbatiale

Jean-Sébastien Dureau et Vincent Planès ont eu la folle idée il y a 15 ans d’établir un festival de musique de chambre sur le plateau du Larzac, et cette aventure a aussi été le début d’un intense travail en duo, à quatre mains et deux pianos qui s’est prolongé par de nombreux concerts, spectacles et plusieurs disques. Le concert « Le Jardin d’Eden », présenté le 2 Août à Nant réunit Bolcom et Messiaen qui par des moyens très différents livrent leurs visions des saintes écritures !

Pour le « Festival et Rencontres de Musique de Chambre du Larzac » : vendredi 2 août à 21h à l’Abbatiale de Nant, Jean-Sébastien Dureau et Vincent Planès joueront « Le jardin d’Eden ».

Pour le concert « Le Jardin d’Eden », les deux pianistes Jean-Sébastien Dureau et Vincent Planès réunissent Bolcom et Messiaen qui par des moyens très différents livrent leurs visions des saintes écritures ! Un programme contrasté pour deux pianos !

Dans ses monumentales « Visions de l’Amen », Messiaen nous livre en musique sept significations de ce mot qui marque l’assentiment, en sept tableaux contrastés qui exploitent toutes les ressources de cette combinaison instrumentale : puissance, énergie rythmique, contrastes dynamiques, couleurs inédites, virtuosité, recueillement.

C’est une musique profondément parlante et rattachée au récit qui convoque les images de la création, les étoiles, la planète à l’anneau, l’agonie de Jésus, le désir, les anges, les Saints, le chant des oiseaux, le jugement, la consommation.

Le jardin d’Éden joué par les deux pianistes.

Parmi les nombreux célèbres élèves de Messiaen : le compositeur William Bolcom qui a choisi lui, de décrire l’histoire du paradis dans la langue du Ragtime : « Ce bon vieil Adam », « l’Éternel Féminin », « le baiser du Serpent » et « En passant les portes du Paradis » mis en musique dans le style du « Harlem Stride » de « Scott Joplin », du « Stoptime », ou du « cakewalk ». Ça va swinguer !

En exergue de son œuvre, William Bolcom cite Gershwin et met en garde les musiciens classiques :

« la plupart des pianistes classiques échouent lamentablement lorsqu’ils jouent du ragtime ou du jazz, car ils mettent la pédale de Chopin pour jouer un Blu ! Les rythmes de la musique populaire américaine sont fragiles, et ils sont faits pour casser, et parfois pour crépiter. Plus la musique est jouée nettement plus elle fait l’effet désiré ».

Un défi relevé pour les deux musiciens qui se lanceront à la recherche du rythme juste !

Infos pratiques : Tarifs de 6 € à 15 € / Passes à 25 €, 35 € et 80 €. Renseignements, réservations : Office du Tourisme Larzac et Vallées au 05 65 62 23 64, Point Accueil Sainte-Eulalie-de-Cernon au 05 65 62 79 98. Billetterie en ligne sur www.festivaldularzac.festik.net. Email : festivaldularzac@gmail.com. Internet : www.festivaldularzac.com