Saint-Léons. Micropolis veut devenir un parc à thème

La trêve estivale est le moment propice pour se changer les idées, oublier le quotidien et découvrir des mondes inconnus. Micropolis vous accueille à Saint-Léons pour une visite pleine de surprises et d’émotions qui ravira petits et grands.

Une visite que les responsables de la cité des insectes espèrent la plus longue possible.
« Nous travaillons dans l’esprit de devenir un parc à thème », a souligné Sylvie Ayot, la présidente de Micropolis, lundi, à l’occasion d’une conférence de presse pour le lancement de la saison estivale. « Nous essayons de faire venir les visiteurs si possible le matin, de façon à ce qu’ils restent la journée, et non plus pour deux heures », affirme-t-elle.

Des visiteurs qui sont invités, outre l’entrée dans le site, à participer à des ateliers, assister aux séances de cinéma 3D, se restaurer, visiter l’extérieur, la maison natale de Jean-Henri Fabre, les expositions… Pour cela, un tarif unique a été instauré depuis 2016. « Quelque chose de très efficace », assure Sylvie Ayot.

La serre à papillons permet de s’approcher au plus près de ces insectes aux ailes délicates.

Mise en service d’une tourbière artificielle

Qui dit parc à thème, dit au moins une nouveauté par an afin de faire revenir le public. Pour cela, l’équipe de Micropolis ne manque pas d’idées. Après la serre à papillons inaugurée il y a deux ans, après l’ouverture de la salle « Contact », une immersion dans une atmosphère qui sollicite en même temps l’ouïe et la vue, l’année dernière, c’est un voyage au cœur d’une tourbière qui est proposé cette année au public. La tourbière est une zone humide constituée d’un sol particulier : la tourbe. Dans cette tourbière artificielle, on peut observer des plantes ainsi que de nombreux insectes.

Bertrand Onfray, directeur de Micropolis, présente la nouveauté de cette année : la tourbière artificielle.

Autre nouveauté cet été, avec une ouverture en nocturne, le mardi 23 juillet. Une journée exceptionnelle puisque Micropolis sera ouvert jusqu’à 21h. A 18h sera projeté le film « Minuscule – La vallée des fourmis perdues ».

Enfin, une exposition « Les facéties d’une nature ordinaire » est visible à la Maison natale de Jean-Henri Fabre, tous les jours de 15h à 19h, avec des aquarelles naturalistes de Lisa Chauvin.

Micropolis va fêter ses 20 ans en 2020

Le résultat de cette diversification se reflète positivement dans les chiffres de la fréquentation du site. « À fin juin, nous étions à + 17 % par rapport à l’année dernière en ce qui concerne les entrées individuelles », se félicite Sylvie Ayot.

Environ 15.000 visiteurs avaient alors poussé les portes de Micropolis, depuis l’ouverture le 23 février (27.000 en comptant les groupes, dont les scolaires). En 2018, la cité des insectes a accueilli quelque 66.000 visiteurs.

La visite de la maison natale de Jean-Henri Fabre est comprise dans le billet d’entrée à Micropolis.

C’est moins bien qu’à l’ouverture, puisqu’au début des années 2000, on en décomptait autour de 75.000. Parmi ces visiteurs, 18 % viennent de l’Aveyron et 18 % de l’Hérault. Les étrangers (surtout des Hollandais, des Belges et des Espagnols) ne représentants que 5 % de la fréquentation.

Mais « nous sommes dans une bonne dynamique », assure Sylvie Ayot. « Le restaurant a gagné 10 % de fréquentation en 2018 par rapport à 2017, et la boutique fonctionne bien en proposant des produits locaux, notamment ceux de la Maison de la Cerise de Paulhe ».

Et l’année prochaine promet d’être spéciale, puisqu’en 2020, Micropolis fêtera des 20 ans !